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Histoires d'Orléans

L'architecture en fer à Orléans

Kiosque à musique, boulevard Alexandre-Martin

Au XIXe siècle, l'essor industriel favorise l'emploi de nouvelles techniques de construction utilisant le fer et ses dérivés. Orléans n'a pas échappé à cette évolution. A la fin du siècle, en l'espace d'une vingtaine d'années, la ville se dote d'une nouvelle gare, de halles et marché.

Au XIXe siècle, les nouvelles techniques de construction autorisent des édifices de vastes dimensions grâce à une ossature composée de minces colonnes de fonte sur lesquelles reposent les charpentes métalliques. Associant souvent le verre au métal, cette architecture se caractérise par d'immenses halls vitrés, et une décoration à base de frises métalliques dentelées et de moulage de fonte. Au XXe siècle, ces édifices passent de mode. Ils sont jugés laids, encombrants, inconfortables et occupent au coeur des villes des terrains convoités. C'est pourquoi peu d'entre eux ont échappé à la démolition.

1877 : le kiosque à musique

Le premier édifice public construit suivant les nouveaux procédés de l'architecture métallique est modeste. Implanté sur le mail boulevard Alexandre-Martin, le kiosque était destiné à abriter les musiques militaires. Après la Seconde Guerre mondiale, les concerts publics se firent plus rares et le kiosque endommagé au cours des bombardements, fut délaissé. Il fut finalement démoli en 1959.

1880 : la gare d'Orléans

Une première gare avait été édifiée lors de la construction de la ligne de chemin de fer de Paris à Orléans, mais, avec l'extension du réseau, sa capacité était devenue insuffisante. La compagnie du Paris-Orléans la fit reconstruire entre 1876 et 1880. Elle comprenait un bâtiment monumental en pierre de taille dont la façade principale s'ouvrait sur la rue de la Gare (actuellement avenue de Paris). Ce n'est qu'après le percement de la rue de la République, en 1902, que la façade Sud fut ouverte sur la place de la Gare (actuellement place Albert-Ier, aujourd'hui esplanade du centre commercial Place d'Arc). Les installations ferroviaires, durement touchées pendant les bombardements de 1944, furent restructurées après la guerre. En 1965, l'ancienne gare fut démolie.

1884 : la salle des fêtes

Monument hybride, la salle des fêtes fut construite sur une ancienne halle aux blés implantée au centre du Campo Santo en 1824. On dérasa l'édifice de pierre de taille jusqu'à hauteur de la corniche et, au-dessus, on éleva une immense charpente métallique recouverte de verre et de zinc. La salle des fêtes accueillait les bals du 14 juillet, les meetings politiques et banquets républicains, les stands des grandes foires agricoles et commerciales, les élèves des écoles d'Orléans ou encore les matchs de catch ! En 1978, elle fut détruite pour permettre le creusement du parking de l'hôtel-de-ville.

1887 : les halles du Châtelet

Coeur historique de la cité, le quartier du Châtelet était de longue date le point de convergence de plusieurs marchés : marché à la volaille, grand marché ou encore marché au poisson. A la fin des années 1870, le maire d'Orléans Charles Sanglier décida de les regrouper dans un ensemble architectural moderne, sur le modèle des halles de Baltard édifiées à Paris. Pour cela, tout un quartier fut rasé, au grand dam des défenseurs du patrimoine ancien de la ville. Sur son emplacement s'élevèrent, entre 1882 et 1887, plusieurs édifices combinant métal, verre et murs de briques : une grande halle ouverte et deux pavillons pour le commerce de détail. Un siècle plus tard, l'équipement est dépassé. En 1971-1972, les "champignons" de la Charpenterie viennent abriter les maraîchers. Les vieilles halles du Châtelet sont alors démolies pour laisser place à l'actuel centre commercial des Halles-Châtelet.

 Auteur : Martine Gaucher-Vincent, octobre 2002.

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