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Histoires d'Orléans

Les locaux de l'Œuvre

Ecole de rééducation, 10 rue Chappon : vue depuis le boulevard (AMO, Fonds Chassot)

Marie Chassot utilise initialement la caserne Louis-Rossat, siège du 8e Chasseurs et également d'un hôpital pour convalescents. Rapidement, le nombre de mutilés intéressés par l'initiative de Marie Chassot augmente. Celle-ci rencontre dès lors de grandes difficultés pour trouver des bâtiments destinés à une école plus vaste. A plusieurs reprises, elle alerte la mairie.

Lors des conseils municipaux des 26 mars et 3 juillet 1915, la municipalité évoque ce problème. Beaucoup d'édifices publics sont réquisitionnés par l’Armée. Il est projeté, dans un premier temps, d’utiliser l’Institut Serenne ou l’Ecole primaire supérieure Benjamin-Franklin, située rue des Turcies. Dans un second temps, il est question de l’école libre de filles de la paroisse Saint-Donatien, rue du Plat-d’Etain où une trentaine d’hommes pourraient être accueillis.

Finalement, lors du conseil municipal du 9 août 1915, le maire, Fernand Rabier, évoque une ancienne école située 10, rue Chappon. Cette solution est envisageable à condition que les hommes qui y cantonnent, soient évacués. 

L’installation dans l'ancienne école 10, rue Chappon est effective fin 1915. Après une remise à neuf du rez-de-chaussée, une quarantaine de mutilés y sont hospitalisés et quelques ateliers y sont installés. Cependant, dès février 1916, Marie Chassot signale que les locaux de la rue Chappon deviennent trop exigus. Elle souhaite bénéficier des salles du premier étage de ce même immeuble alors habitées par des gendarmes pour y accueillir des sous-officiers mutilés.

En octobre suivant, le service de Santé des Armées investit la caserne Louis-Rossat. Marie Chassot loue alors un local annexe pour poursuivre l’activité de l’école. Loué pour 3 mois, il se situe 9, rue des Fauchets, dans l'ancienne distillerie Dufour.

Face aux difficultés, Marie Chassot envisage plusieurs fois d’abandonner la bataille. Elle le manifeste de façon très significative dans une lettre du 17 décembre 1916 « Si vous étiez arrivé à obtenir l’hôpital Saint-Laurent pour les enfants de Serenne qui, en partant, me permettent d’avoir toute l’école, ils auraient en plus le local du patronage Saint-Laurent que l’entrepôt d’habillement vient d’abandonner et que je pourrais obtenir de M le Curé auquel il appartient ! Rien. Toujours rien. Aucune solution j’en ai par-dessus la tête et vais vous laisser la clef sur la porte. Sûrement. Mes efforts sont trop peu secondés c’est intenable ».

En 1917, grâce à la presse, on sait qu'elle dispose d'une annexe rue du Bœuf-Saint-Paterne où sont installés les chaisiers et les tailleurs. A la même époque, elle dispose également d'une annexe située à Cléry-Saint-André. En 1918, elle lance d'ailleurs une tombola et un appel aux dons afin que cette annexe soit agrandie.

Dès février 1919, la municipalité demande que le service de santé américain laisse ses baraquements installés dans le jardin de l'ancien Evêché afin de les mettre à disposition à l’Œuvre de rééducation des mutilés. Lors du conseil municipal du 24 septembre 1921, une subvention de 5 000 francs est allouée pour effectuer des travaux d’aménagement dans l’ancienne caserne de l’Etape désaffectée. L'école quitte les baraquements au 1er trimestre 1922 pour s'installer dans ses nouveaux locaux du quartier de L'Etape.

 

 

Ecole de rééducation : cour du 10, rue Chappon (AMO, Fonds Chassot) Ecole de rééducation : jardin de l'Evêché (AMO, Fonds Chassot) Ecole de rééducation : baraquements, jardin de l'Evéché (AMO, Fonds Chassot) Ecole de rééducation : cour de la caserne Louis-Rossat, rue des Vaupulents (AMO, Fonds Chassot)

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