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Les factures à entête, une piste originale pour l'histoire familiale

Facture de la Pharmacie Croix-Morin (AMO, 102S1)

La facture, également dénommée "mémoire", apparait sous l'Ancien Régime. Certains notables ne paient pas directement la marchandise achetée chez le commerçant. Celui-ci envoie à date fixe un relevé des sommes à payer. Pour cela, il a besoin de disposer d'un papier pré-imprimé où sont repris son nom, son adresse ou encore le nom de son échoppe. Certains commerçants font reproduire le dessin de leur enseigne. Il cite également les articles les plus représentatifs de leur boutique afin d'utiliser la facture comme support publicitaire. A partir du 18e siècle, des guirlandes ou des encadrements enjolivent le document et rehausse le dessin quand il y en a un. L'objectif est de présenter le commerçant sous ses meilleurs atours. 

Après 1850 et la mise en place du réseau ferroviaire, la circulation des marchandises est plus facile. Par ricochet, le nombre de factures en circulation augmente. Ces documents bénéficient alors des progrès de l'imprimerie et de la typographie. Au 19e siècle, le papier utilisé est assez léger et généralement gris-bleu. La facture est de petite dimension et si une gravure existe, elle est souvent petite et cantonnée en haut à gauche. A partir du 20e siècle, le format s'agrandit. Le papier s'épaissit et s'éclaircit. Le recours à l'illustration se généralise. L'image s'agrandit, jusqu'à se prolonger, parfois, sur le côté gauche du document. La typographie et les motifs reflètent la mode de l'époque comme  le style Art Nouveau et Art Déco. Le commerçant fait quelques fois représenter la vitrine de sa boutique ou son usine, quitte à en exagérer un peu les proportions. Certains usent de slogans pour établir leur renommée.

Outre l'aspect esthétique de certaines entêtes, les factures renseignent sur les habitudes de consommation, sur l'économie et les spécificités régionales, sur les professions et sur les familles. On y trouve notamment des mentions de médailles ou de prix reçus ainsi que des dates de fondation des commerces voire des numéros d'enregistrement au registre du commerce (RC), au registre des métiers (RM) ou au registre de producteurs (RP).  

La collection des Archives municipales comptent actuellement 1 258 pièces relatives à Orléans et son agglomération. Ces documents datent de 1821 aux années 1990. A ce jour, 144 pièces sont numérisées. Les documents non numérisés sont consultables en salle de lecture. 

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Facture Camus Jeune (AMO, 102S1) Facture P. Offray (AMO, 102S1)

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