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Histoires d'Orléans

Souesmes : une « colo » municipale

Château des Bruyères à Souesmes : carte postale (s.d.). Editeur : Louis Lenormand. Cote 2Fi734. Archives municipales d'Orléans.

En 1939, la ville d'Orléans achète le château des Bruyères situé à Souesmes. Pendant plusieurs années, cette propriété - devenue colonie de vacances - accueillera les petits Orléanais durant les vacances scolaires.

La naissance des colonies de vacances

La naissance des « colo » - Dès la fin du XIXe siècle, des colonies de vacances sont créées en Suisse puis dans toute l’Europe. L’idée est d’apporter aux enfants des villes la santé par le grand air, une bonne alimentation, l’hygiène et l’exercice physique. La France et Orléans ne sont pas étrangères à ce mouvement. La ville développe dans un premier temps des « classes de plein air » durant les vacances scolaires. Plus tard, elle achète une propriété dans le Loir-et-Cher pour l’établissement d’une colonie de vacances.

Les Bruyères

En 1939, la ville d’Orléans achète le « château » des Bruyères, à Souesmes. Le but initial est de créer un centre scolaire pour enfants à la santé fragile et en particulier tuberculeux. Mais la Seconde guerre mondiale est déclarée et la propriété sert de refuge aux petits Orléanais, notamment aux orphelins de l’Institut Serenne. Ainsi, en 1941, plus de 500 enfants y seront accueillis. En 1947, il est décidé de transformer Les Bruyères en colonie de vacances. La propriété de 80 hectares environ, composée d’un bâtiment de style normand, d’une ferme, de bois, de prés, d’un potager et d’une piscine doit être aménagée pour recevoir successivement garçons et filles de la mi juillet à la mi septembre, soit jusqu’à 200 enfants en deux mois. Le potager doit nourrir les petits vacanciers alors qu’une salle des fêtes doit servir aux distractions les jours de pluie.

La ville ne gère pas directement la colonie. Une convention est passée dès 1947 avec l’Oeuvre universitaire des colonies de vacances du Loiret qui loue la propriété, s’occupe des inscriptions, des transports, du personnel et des programmes. La ville, quant à elle, met à disposition le matériel et se charge des travaux.

Dès les années 1960, le devenir des Bruyères est en question. La propriété n’est utilisée que deux mois par an ce qui engendre pourtant d’importants travaux d’entretien et de mises aux normes. La création de centres aérés au château de Charbonnière, au Bouchet  et à Concyr se précise et sonne le glas de la colonie de vacances de Souesmes. La propriété des Bruyères est finalement revendue en 1981.

Sources : Archives municipales. Juin 2006.
Souesmes - vue aérienne : Les Bruyères : carte postale [ca 1975]. Editeur : Combier Imprimeur. Cote 2Fi1887. Archives municipales d'Orléans.

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