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Histoires d'Orléans

Le pont Joffre

Piles du pont Joffre détruit : photographie [ca.1940]. Auteur : Jean Pelletier. Cote 3Fi5. Archives municipales d'Orléans.

 En 1905, un nouveau pont destiné au passage des tramways départementaux est inauguré à l'ouest du pont Royal (actuel pont George-V). En 1931, il sera baptisé pont Maréchal-Joffre. Détruit en 1940, il est reconstruit en 1958. Désormais, ce sont les voitures qui l'empruntent et non plus les tramways urbains.

Un pont pour les tramways

A la fin du XIXe siècle, il n’existe à Orléans que le pont Royal. Celui-ci est encombré par les tramways, les véhicules desservant les marchés et les troupes se rendant au Champ de Mars. Parfois, on compte jusqu’à 500 attelages par heure !

Dès 1880, la municipalité appelle de ses vœux la construction d’un second pont. Elle évoque notamment un problème stratégique en cas de guerre pour le passage rapide de l’armée. En 1893, le département valide à son tour l’idée en optant pour la création d’une route départementale. Alors que les ponts suspendus ou en acier sont en vogue, le choix d’un pont en maçonnerie plus en harmonie avec le pont Royal est fait.

Après dix ans de pourparlers, l’Etat approuve le projet en 1903. L’idée est désormais de relier la Loire à la gare. Ente temps, la construction est devenue urgente puisque le pont doit assurer le passage des nouveaux tramways départementaux en direction de la Sologne. Après deux ans de travaux, l’édifice de 331 mètres de long est inauguré en 1905. Il sera finalement ouvert à la circulation deux ans plus tard, en janvier 1907. Après avoir été dénommé par les Orléanais « nouveau pont », « pont de Sologne » « pont neuf » ou encore « pont Nicolas II », il est officiellement baptisé « Maréchal Joffre » en 1931.

En 1938, un escalier desservant le duit est aménagé sur le parapet ouest pour les pêcheurs et les enfants se rendant à l’école de natation en Loire.

1940 : l’effondrement comme un « château de cartes »

Le 16 juin 1940, en pleine retraite française, l’armée mine le pont. Du fait sa structure, une arche en entraîne une autre. Aussi, le tout s’écroule tel un « château de cartes ». Pendant de nombreuses années, seules les piles couchées en Loire s’offrent au regard des Orléanais. Dès 1947, de nouveaux pourparlers s’engagent mais l’Etat ne voit pas la nécessité de reconstruire l’ouvrage. Finalement, la décision est prise dix ans plus tard parallèlement à celle de déplacement de la nationale 20 du pont George-V vers le pont Maréchal-Joffre.

1958 : la renaissance

Les travaux débutent en 1956. Le nouveau pont Joffre à charpente métallique, imaginé par l’entreprise Baudin, est inauguré en décembre 1958. Les véhicules y circulent un an plus tard. Rapidement, le trafic s’intensifie. Au nord, la bretelle d’accès est créée. Au sud, le débouché est aménagé. Surtout, en 1971, et afin de faciliter la liaison avec le quartier de La Source, les voies dont doublées grâce à l’élargissement du tablier qui passe de 9 mètres à 12 mètres de large. Pour cela, il n’aura suffit que d’une nuit de travail !

Sources : Archives municipales. Janvier 2009.
Le pont Joffre : carte postale [ca.1940]. Editeur : Louis Lenormand. Cote 2Fi666. Archives municipales d'Orléans.

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