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Lettre d'informations - Septembre 2015

3 ans d'annotation collaborative

Plus de 45 000 annotations réalisées par les internautes

En septembre 2012, les Archives municipales se lancent dans un grand pari participatif : l'annotation collaborative de documents d'archives. Le projet est assez inédit sous cette forme pour des Archives communales alors que ce type de service est déjà proposé sur plusieurs sites d'Archives départementales. Pour mémoire, les internautes ont désormais la possibilité de saisir de chez eux des informations issues des documents d'archives qu'ils visionnent. Ils alimentent ainsi instantanément une base de recherche qui s'étoffe en ligne des informations saisies et qui est surtout accessible à tous les internautes.

Les premiers documents concernés sont des actes d'engagement volontaire du 19e siècle. En moins d'un an, les 1737 vues du fonds sont indexées par quelques contributeurs.

En septembre 2013, le module d'annotation est installé pour les recensements de population. Un chantier gigantesque est ouvert avec 13 685 images, soit une estimation de 685 000 annotations environ à réaliser ! En 2 ans, plus de 40 000 annotations sont faites par nos volontaires. Un registre a déjà été entièrement indexé par une personne. Un autre contributeur a franchi le seuil des 18 000 annotations saisies à lui seul !

Depuis fin 2014, il est également possible d'annoter les dates et titres des séances du conseil municipal de 1789 à 1963. Déjà plus de 3 400 fiches ont été saisies pour faciliter la recherche dans le fonds.

Ainsi en 3 ans, plus de 45 300 annotations ont été réalisées sur le site. Et ce chiffre évolue très régulièrement !

Pour cela, nous remercions vivement les personnes qui croient en notre projet et y participent.

Nous invitons nos contributeurs actuels à poursuivre aussi bien leur travail et à nous faire part de leurs remarques ou souhaits d'évolution. Nous encourageons également de nouveaux internautes à nous rejoindre !

Prochainement, l'annotation des tables décennales et des registres d'état civil sera lancée. A vos claviers !

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1914-1918 : une municipalité dans la guerre

Elue dans la controverse en mai 1912, la municipalité de Fernand Rabier ne se doute pas que le mandat aura la particularité de durer 7 ans et qu'il faudra faire face à la guerre.

En 1913-1914, l'aménagement du quartier de l'Etape, la destruction de la Tour Saint-Paterne, les nouveaux casernements ou la réorganisation des fêtes de Jeanne d'Arc sont au coeur de débats souvent houleux. En avril 1914, c'est en grande pompe que la municipalité accueille le Colonel Adrien Chassot et les troupes du 8e Chasseurs.

Dès l'annonce de la mobilisation, cette municipalité a la très lourde tâche d'organiser le quotidien des Orléanais. Dans un premier temps, assurer du travail et le ravitaillement pour la population civile sont la priorité. Très vite, Fernand Rabier et ses adjoints doivent annoncer aux familles d'Orléans les décès des maris ou encore des enfants partis au front.

Echelon territorial le plus proche de la population, la Mairie assure également le relais avec l'Armée qui réquisitionne, entre autres, les bâtiments publics et les maisons particulières. Elle fait appliquer les directives de l'Etat telles que les mesures liées aux restrictions. Elle assure tant bien que mal la continuité des affaires de la cité.

Sur 36 membres, 8 élus sont mobilisés dès août 1914. Parmi ceux-là, 6 ne reprendront pas du tout leur place durant les séances du Conseil municipal de ce mandat. L'un d'entre eux, Maurice Dubois, plusieurs fois distingués par l'Armée pour ses actions et son attitude, décède en janvier 1919 et sera déclaré Mort pour la France.

 

Lire l'article

 Accéder aux séances du Conseil municipal 1914-1918



 

 

 

Patrimoine du XXIe siècle, une histoire d'avenir

Journées européennes du patrimoine : découvrez les Archives municipales le 19 septembre 2015.

Pour leur 32e édition, les Journées européennes du patrimoine, qui auront lieu les 19 et 20 septembre prochain, seront placées sous le thème «  Patrimoine du XXIe siècle, une histoire d’avenir  ». Que lèguerons-nous aux générations futures ? En quoi les créations récentes constituent le patrimoine de demain ? Comment l'évaluation, la sélection, la sauvegarde et la communication des documents du temps présent sont-elles organisées ? 

Le travail de l'archiviste illustre parfaitement le thème de cette année et les questions qu’il soulève. Pour beaucoup, les archives sont "des vieux papiers" qui révèlent un passé méconnu. Mais, l'une des préoccupations quotidiennes de l'archiviste est de collecter les documents administratifs récents produits par les services municipaux afin que, dans un avenir proche ou lointain, ces documents puissent être consultés par tous, sous un angle rétrospectif, historique et patrimonial. Saviez-vous que les Archives conservent déjà des documents du XXIe siècle ?

Si ces questions vous intéressent, venez découvrir le travail des archivistes municipaux et les dépôts des Archives municipales le samedi 19 septembre 2015 . Les archives contemporaines y seront à l'honneur. Des documents plus anciens seront présentés en salle de lecture.

 

Groupes limités à 15 personnes (départs toutes les heures pour une visite d'env. 1h ; départs à 9h, 10h, 11h, 13h30, 14h30, 15h30, 16h30).
Réservation vivement recommandée auprès des Archives municipales au 02 38 79 23 69.
 

Laissez-vous conter Orléans : Journées européennes du patrimoine, 19 et 20 septembre 2015   (2,3 Mo)

Orléans : été 1915

Henri Soudé témoigne

La mise en ligne des correspondances et cahiers de l'Orléanais Henri Soudé se poursuit avec la publication durant l'été des documents couvrant la période du 7 juillet au 6 octobre 1915.

Henri Soudé condense dans ses notes les principales nouvelles lues dans les journaux, et en particulier Le Républicain Orléanais , ainsi que dans les dépêches officielles placardées en ville. De là, il donne son avis sur la politique du gouvernement et également sur la religion et en particulier, la position du Pape. Il rapporte ainsi la manière dont sont évoqués le premier anniversaire de l'entrée en guerre ou encore les appels pour le don ou l'emprunt d'or qui sont lancés à la population civile.

Sur le plan local, les cahiers sont parsemés d'anecdotes très révélatrices du climat qui règne à Orléans. En juillet 1915, il évoque les femmes qui ont remplacé les garçons de café, rue de la République. Il parle de la pénurie de monnaie et de l'augmentation des prix. Le 19 juillet, il raconte et décrit l'installation du camp de prisonniers allemands aux Groues. De sa maison située rue de la Gare, en septembre, il cite "les autos continuent à voiturer les blessés de la gare aux ambulances de la ville".

Sur le plan des manifestations publiques, il raconte la messe donnée à la cathédrale pour la fête des Belges, les distributions de prix aux élèves du Lycée d'Orléans ou encore la pose de la plaque souvenir sur la maison natale de Charles Péguy, rue du Faubourg-Bourgogne.

En dehors des nouvelles de ses proches, dont son fils Lucien, blessé puis réincorporé, Henri Soudé rapporte les nouvelles du front qu'il obtient grâce à la correspondance entretenue avec les anciens camarades de son fils Ambroise, disparu puis porté Mort au Champ d'Honneur depuis octobre 1914. Il rapporte également ses visites aux blessés convalescents dans certains hôpitaux orléanais, notamment celui situé dans la propriété de la Pomme de Pin ou celui situé dans le lycée de la rue Dupanloup (actuel collège Jeanne-d'Arc).

Pour la première année de guerre, il constitue également plusieurs tables chronologiques retraçant les événements qui l'ont sans doute le plus marqués.

 

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Archives municipales et communautaires d'Orléans Métropole

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