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L'EncyclO

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Maquette du Centre de conférence d'Orléans (AMO, archives DGD)

Centre de conférences d'Orléans

2001-2099

Orléans

Situé au coeur de l'Espace Saint-Marc, vaste complexe immobilier à l'architecture en arc-de-cercle signée par Aymeric Zublena, le Centre de Conférences d'Orléans contribue au rayonnement et au dynamisme de la cité johannique en offrant des prestations d'accueil optimales pour les congrès, forums, évènements d'entreprises, tout en structurant l'entrée nord-est de la ville.

Véronique Mignan, Archives municipales d'Orléans

Un projet d’aménagement ambitieux : l’entrée nord-est d’Orléans

Pendant les deux mandats de Jean-Pierre Sueur, maire d’Orléans de 1989 à 2001, Orléans se dote de nombreux équipements culturels à l’instar de la Médiathèque et du Zénith. La réalisation d’un centre de conférences participe à cette politique de renouveau urbain, de développement économique et de rayonnement national pour accueillir congrès, colloques, symposiums, forums dans la cité johannique avec tout l’éventail nécessaire de prestations pour leur tenue. Jusque-là congrès et colloques se tenaient essentiellement au Parc des Expositions et des Congrès, au sud de la Loire, qui en avait la compétence et la gestion en lien avec Orléans Congrès. Cependant, loin du centre-ville, cette structure d’accueil n’est plus adaptée à leurs organisations.

La construction d’un Centre de Conférences s’inscrit dans une vaste opération d’aménagement urbain et de création d’un nouvel axe de communication dans le quartier Saint-Marc-Faubourg-Bourgogne-Argonne Sud, à la croisée du débouché Nord du pont Thinat, des boulevards Saint-Euverte et Aristide-Briand, du Faubourg-Saint-Vincent et jusqu’au boulevard Marie-Stuart. Projeté dès 1977, ce remodelage urbain de la voie Nord du pont Thinat et des Mails est désigné sous le nom de « Voie G ». Porté par le SIVOM et la Direction Départementale de l’Equipement, il échoit à la Ville les aménagements de part et d’autre de cette artère à caractère urbain dont le chantier a été lancé début 1987.

Dès l’année 1988, un concours d’aménagement et d’urbanisme est lancé. Le 15 septembre 1989, le Conseil municipal approuve le choix du jury en désignant Aymeric Zublena, architecte de renommée internationale, lauréat pour son dossier de programme des secteurs Saint-Marc et du Théâtre, traversés par la Voie G.

Découpée en deux secteurs distincts d’aménagement, la Zone d’Activité Concertée du Champ Saint-Marc et du Théâtre est arrêtée, en Conseil municipal le 1er mars 1991 avec pour objectif l’aménagement des terrains et la réalisation d’équipements sportifs, d’habitations, de service avec notamment la création d’un Centre d’Affaires ainsi dénommé dans les délibérations. Le 25 avril 1991, la Ville concède à la SEMDO son aménagement. Le futur équipement occupera l’ilot B de la ZAC, délimité au Nord par la future avenue Jean-Zay, à l’Ouest et au Sud par le boulevard Aristide-Briand et à l’Est par le boulevard Saint-Euverte et la voie de chemin de fer.

Remodelant tout ce secteur, ces nouveaux aménagements entraînent la création d’une nouvelle voirie. Respectivement lors des conseils municipaux de juillet et novembre 1993, sont entérinées les dénominations des nouvelles voies suivantes : avenue Jean-Zay, rue Louise-Weiss et place du 6-juin-1944. Faisant la jonction avec le débouché du pont Saint-Marc et de l’avenue Jean-Zay, devenant le parvis du futur Espace Saint-Marc et du Centre d’Affaires, elle est inaugurée le 6 juin 1994.

Du Centre d’Affaires au Centre de Conférences

Au cours de l’année 1991, le choix du promoteur-gestionnaire se porte sur la société SEMIB, chargée de construire l’ensemble suivant : un hôtel 3 étoiles, des bureaux sur 9 000 m² dont 2 000 m² affectés au futur Centre, 900 m² de commerces directement liés au Centre d’Affaires, une salle auditorium de 500 places, 80 logements, des parkings privés et un parking public de 350 places.

En 1992, à la suite des études de faisabilité réalisées par le promoteur, le projet évolue et s’affine. Désormais le programme retenu accentue sa vocation tertiaire avec un complexe hôtelier 4 étoiles et 2 étoiles, une augmentation de la superficie des bureaux et la construction de 40 logements donnant sur le mail Aristide-Briand. Sont confirmés les locaux communs, la salle de congrès, les parkings, le traitement du parvis de la nouvelle place et les espaces extérieurs. Il sera géré de façon privée par le complexe hôtelier.

A la fin de 1996, l’opération immobilière « Centre d’Affaires » n’a toujours pas abouti en raison du contexte économique et des difficultés de commercialisation rencontrées. Le Conseil municipal du 20 décembre 1996 modifie sensiblement le programme initial en intégrant désormais un centre de conférences avec une salle de 400 à 500 places, tout en maintenant les surfaces de bureaux, les logements, voire la résidence hôtelière. Quant à son aménagement et à sa gestion, la Ville le prendrait en charge.

L’année 1997 est un tournant capital pour ce programme ambitieux qui doit contribuer au dynamisme d’Orléans avec l’engagement d’un nouvel axe opérationnel et la délivrance des permis de construire de l’Espace Saint-Marc et du Centre de Conférences.

En effet, le 25 avril 1997, le Conseil municipal adopte le principe suivant : la réalisation d’un centre de conférences public, intégré dans un programme immobilier privé, comprenant bureaux, logements et une résidence hôtelière à la place d’un hôtel. Ce dernier aspect implique une gestion publique et non plus privée.

Par ailleurs, la complexité juridique du montage entraîne la construction d’un « volume nu » par la SEMIB, remise ensuite à la SEMDO, l’aménageur de la ZAC du Théâtre et du Champ Saint-Marc qui à son tour le rétrocède à la Ville. A charge désormais pour la collectivité de faire procéder à son aménagement intérieur.

Dès lors le programme opérationnel peut se poursuivre. Au début de l’année 1998, d’importantes délibérations sont prises avec la désignation du lauréat du concours d’architecture pour l’aménagement intérieur et l’acquisition de 83 places de parking dans l’Espace Saint-Marc pour les futurs congressistes.

La Ville acquiert en dation la coque « brut de béton » d’une superficie de 2 600 m² préfigurant le futur équipement dont la réception a lieu en novembre 1999.

Un aménagement intérieur particulièrement soigné

Confié à l’équipe d’architectes Onde-Thomas, son aménagement est principalement conçu pour être en adéquation avec les services liés à la tenue de congrès nationaux et internationaux et d’évènements d’entreprise. Ainsi, la grande salle de 495 places dénommée « Auditorium Maurice-Genevoix » est équipée de tablettes écritoires avec des éclairages individuels par fibre optique, d’une scène de 120 m² et d’une régie intégrée. Les volumes intimistes aux couleurs chaudes, composés de matériaux nobles et naturels concourent à lui donner un cadre agréable. L’isolation acoustique a été particulièrement soignée.

Réparties entre le rez-de-chaussée et le niveau 1, neuf salles de réunions aux cloisons modulables et insonorisées peuvent accueillir entre 20 et 130 personnes.

Il dispose également d'un espace d’exposition, d'un restaurant avec cuisine, d'un grand hall d’accueil et d’un patio. En sous-sol, 83 places de parking lui sont réservées. Ainsi congrès, colloques, assemblées et évènements d’entreprise se déroulent dans des conditions optimales pour les organisateurs comme la Cosmetic Valley, l’Institut national de la Recherche agronomique (INRA), la Caisse d’Epargne, la MACIF, etc. 

De la dénomination de l’auditorium à l’inauguration du Centre de Conférences

Le 7 juillet 2000, en hommage à Maurice Genevoix qui a chanté la Loire et la Sologne, dont on célèbre le 20e anniversaire de la mort cette année-là, le Conseil municipal donne le nom de l’écrivain et ancien Secrétaire Perpétuel de l’Académie française à l’auditorium. Seul ce dernier a une dénomination propre car, par volonté municipale, aucun nom spécifique n’est octroyé au Centre de Conférences d’Orléans à l’exemple de la Médiathèque.

Cependant, au cours de l’année 2000 les travaux de finition rencontrent de nombreuses difficultés, obligeant à reporter à deux reprises sa date de livraison et son ouverture initialement programmée à l’automne. Il faut attendre le dimanche 4 mars 2001 pour l’inauguration du Centre de Conférences d’Orléans et de l’auditorium Maurice-Genevoix.

En présence de Suzanne Maurice-Genevoix et de sa famille, d'Hélène Carrère d'Encausse, Secrétaire Perpétuel de l'Académie française et de nombreuses personnalités orléanaises et loirétaines, Jean-Pierre Sueur, maire d'Orléans dévoile une plaque à la mémoire de l’écrivain. Clôturant la cérémonie, un concert est donné par l’Orchestre d’Orléans, dirigé par Jean-Marc Cochereau et suivi d’un cocktail.

Gestion du Centre de Conférences

Dès 1998, le gestionnaire de l’équipement en cours de construction est désigné : la SEM Orléans Gestion en assure l’exploitation par contrat d’affermage jusqu’au 31 décembre 2005. L’équipe gestionnaire intègre ses nouveaux locaux en février 2001. A partir de 2006, il est géré sous forme de délégation de service public, adjugée à Orléans Gestion.

 

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