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Histoires d'Orléans

Le plan de la renaissance

A l'échelle nationale, plusieurs écoles d'urbanisme et d'architecture se font face. Les plus conservateurs souhaitent une simple reconstruction de ce qui a été détruit et un respect des régionalismes. Pour les plus audacieux, la reconstruction à l'identique est un aveu d'impuissance. L'immense surface de terrains sinistrés permet de laisser libre cours à l'imagination. Il faut améliorer l'hygiène des villes en optant pour des espaces plus aérés, profiter des techniques nouvelles et tenir compte des contraintes modernes.


Le Front national des architectes, mené par Le Corbusier, critique vivement le plan d'Orléans établi en 1940. Les principaux griefs évoquent une mauvaise répartition des terrains, l'insuffisance d'espaces libres, le manque de liaison avec l'extérieur, l'absence de prise en compte du développement de l'automobile. En outre, ils indiquent aussi qu'il faut envisager l'accroissement de la population, exploiter la proximité de la Loire et traiter la ville à l'échelle régionale.


En 1945, la reconstruction est l'affaire d'une étroite collaboration entre le Ministère à la Reconstruction et l'Urbanisme et les municipalités. Sans rejeter en bloc le plan de 1940 qu'il qualifie de « plan de la défaite », Pierre Chevallier, maire d'Orléans, se place du côté des novateurs et œuvre pour une révision. Le 19 janvier 1945, face au conseil municipal, il indique que depuis un siècle, la ville a suivi un développement chaotique, qu'il faut « profiter naturellement de la catastrophe (…) pour sortir de ce marasme » et « faire d'Orléans une ville moderne, digne de son passé ». Pierre Chevallier lance parallèlement une commission extra-municipale dite « de la Renaissance d'Orléans », composée de près de 75 personnalités issues des milieux politique, culturel, économique, touristique ou encore militaire. Elles ont pour mission de se prononcer sur les projets développés dans le plan voire de suggérer de nouvelles idées.

Finalement, le programme prévoit d'une part de sauvegarder l'aspect général du centre-ville tout en apportant quelques améliorations comme l'élargissement ou la création des voies. D'autre part, il est envisagé de bâtir un quartier neuf au nord de l'agglomération, sur la zone qui serait laissée libre par la création d'une gare unique.

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Juin 1940 : Orléans, une ville en ruines


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