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Histoires d'Orléans

Le réseau régional : Tramways de Sologne, du Loiret, et du Loir-et-Cher

En 1891, des projets d’établissement de tramways à vapeur sont présentés à la municipalité dans le but de relier les voies ferrées existantes dans le département aux villes. Cette liaison, très attendue, est vue comme un moyen d’avantager l’industrie et le commerce orléanais. Après de nombreux échanges relatifs au tracé et aux infrastructures entre la Ville, le Conseil Général et l’Etat, la ligne d’Ouzouer-le-Marché est prolongée jusqu’à Orléans. Ainsi, dès 1894, le préfet du Loiret accorde aux frères Gaudu, entrepreneurs du tramway reliant Ouzouer-le-Marché à Orléans, la mise en service d’une machine locomotive dans les rues de la ville. Le tramway de Sologne, qui dessert le sud du département, voit le jour également avec le projet de premier réseau vers 1898. Il est plusieurs fois remanié suite aux remarques du Ministère des travaux publics qui pose la condition de construire le deuxième pont sur la Loire, afin de relier le réseau de Sologne à celui du Loir-et-Cher.

 Trois compagnies coexistent et assurent le service des tramways départementaux :

- La Compagnie du Loir-et-Cher, assurant la ligne d’Ouzouer-le-Marché et l’ouest du territoire.

- Les Tramways de Sologne, avec ses lignes desservant Orléans à Cléry et Orléans à Tigy, exploités par la Compagnie des tramways du Loiret et du Loir-et-Cher, dès 1905.

Plus tard, des lignes prolongées développent le réseau jusqu’au sud du département (Ligny-le-Ribault– Neung et la ligne reliant Isdes à Brinon). La Première Guerre mondiale est à l’origine de l’arrêt de l’accroissement du réseau.

  En raison des locomotives qui roulent sur des voies en accotement des routes, les habitants doivent modifier leurs habitudes. L’Administration les incite à faire plus attention à la circulation au moyen d’affichage d’arrêtés où on peut lire, par exemple, « tout conducteur de troupeaux ou d’animaux doit les écarter de la voie ferrée à l’approche d’un train […] ».

L’aménagement des voies, le percement d’un souterrain qui permet à l’automotrice à vapeur de la ligne de Brinon au départ de Saint-Marceau de passer sous la chaussée du pont George V, et la construction de gares marquent la ville.

La gare de Sologne, située à Saint-Marceau dessert le sud. Celle des Tramways du Loir-et-Cher, reliée à la gare du Paris-Orléans, est située au Moulin-de-l’Hôpital (actuel boulevard Jean-Jaurès).

Neuf locomotives et une automotrice à vapeur desservant la banlieue d’Orléans forment le matériel roulant. Les machines sont appelées Suzette, Jeanne et Geneviève.

La fréquence est de trois aller-retour par jour sur chaque ligne. Dès 1922, l’autorail est le nouveau mode de traction privilégié mais l’autobus concurrence sérieusement le tramway. La fermeture des lignes est décidée en 1934.

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Gare d'Orléans

Orléans : d'une gare à l'autre


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