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Histoires d'Orléans

Les mairies de proximité

Les mairies de proximité sont nées de la volonté de rapprocher l’administration de ses administrés, afin de faciliter leur vie quotidienne.

La création de la première mairie annexe est liée à l’urbanisation de La Source. Après avoir fonctionné dans des classes démontables, les services municipaux sont installés en 1966 dans un bâtiment préfabriqué implanté à proximité de la résidence Beauchamps. En 1969, ils déménagent dans des appartements de l’Office municipal d’H.L.M., allée Camille-Flammarion. Enfin, le 10 juin 1981, est inaugurée la mairie actuelle, aménagée dans des lots achetés à la Société Anonyme d’H.L.M. du Loiret dans la résidence Montesquieu, place Choiseul.

Fin 1982, le terme de « mairie de quartier » remplace celui de « mairie annexe ».

Plusieurs mairies sont mises en service :

  • 17 décembre 1982 : ouverture de la mairie de quartier Saint-Marc – Argonne.
  • 15 février 1983 : ouverture de la mairie des Blossières
  • 25 février 1983 : ouverture de la mairie de Saint-Marceau
  • En 1988, une nouvelle mairie voit le jour dans le quartier de la Madeleine.

En 2002, dans le cadre de la démarche de démocratie de proximité entreprise par la municipalité, les mairies de quartier prennent le nom de mairies de proximité.

Une dernière mairie est ouverte dans le centre, place de la République, en février 2003, pour compléter le maillage de la ville. Dernière née des mairies de proximité, elle est installée dans un immeuble ancien entré dans le patrimoine de la commune en 1935.

Au début du XXe siècle l’immeuble est occupé par un commerce de cuirs et articles de cordonnerie. En 1907, sa façade est démolie puis reconstruite et prend alors son aspect actuel avec briques blanches et balcons en fer forgé. Divers magasins s’y succèdent :  fourrures, puis bonneterie et mercerie et enfin articles et matériel de bureau.

En 1935, la propriétaire, veuve d’un ancien conservateur de musée, fait don de l’immeuble à la ville pour qu’elle l’affecte à l’agrandissement du musée. Cette clause ne sera pas respectée : les collections hébergées dans l’hôtel des Créneaux seront réinstallées ailleurs dans des équipements plus fonctionnels.

En 1974, le dernier bail commercial est résilié. Le bureau d’hygiène, service municipal aujourd’hui disparu, s’installe dans le bâtiment de 1976 à 1996.

En 2002, les associations qui occupaient temporairement l’immeuble le libèrent. La dernière née des mairies de proximité ouvre ses portes le 1er février 2003.

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Historique du 5, place de la République

L’immeuble, dont la date de construction n’est pas connue, a vu sa façade démolie et refaite en 1907.

Par acte de donation du 2 juillet 1935, Noémie Marie Désirée Belouet, domiciliée 27 rue Sainte-Catherine, veuve de Louis Auguste Joseph Larousse, ancien conservateur adjoint du musée d’histoire naturelle, en fait  don à la ville d’Orléans.

Réserves et conditions :

- Elle en conserve l’usufruit jusqu’à sa mort

- L’immeuble doit être affecté à l’agrandissement du musée de l’hôtel des Créneaux.

L’immeuble (magasin du rez-de-chaussée et deux étages) est loué depuis le 24 juin 1921 à Georges Sautot (société Sautot et fils et cie, 7 place Royale à Nantes), avec la clause restrictive suivante :

« pas d’autre commerce que négociant en pelleterie, fourrures, naturalisations et plumes, modes et articles de dame et confections et habillement de toute nature pour hommes et dames, le rayon de fourrures et pelleterie ne pouvant être supprimé sous aucun prétexte, les autres articles pouvant être tenus en tout ou partie au choix du locataire ».

Le 1er novembre 1930, Sautot cède à Yvonne Marie Gourdou, commerçante, tous les doits à bail et le fonds de commerce de fourrure. Le magasin et les 2 étages lui sont sous-loués depuis le 24 décembre 1921.

En 1940 , elle sous-loue le rez-de-chaussée et le premier étage à M. et Mme Moriceau, opticiens sinistrés.

En juillet 1942, elle cède son magasin à M. Neilz qui devient locataire de la ville. La clause concernant l’obligation de tenir un commerce de pelleterie tombe : tous commerces peuvent être exercés sauf débit de boissons, restaurant, cinéma. M. Neilz vend des articles de bonneterie et mercerie.

Le 1er février 1950, M et Mme Neilz cèdent leur droit à bail à M. et Mme Arnold qui ouvre un magasin d’articles et matériel de bureau. Le bail sera résilié par la ville au 30 juin 1974.

Le bureau municipal d’hygiène ouvre au public dans l’immeuble le mercredi 7 avril 1976. Devenu Centre communal d’hygiène et de Santé en 1986, il intègre la Direction Environnement, Santé, Hygiène et Qualité de la vie en 1992. Celle-ci quitte l’immeuble en 1996 pour s’installer 4 quai du Châtelet. Toutefois, les séances de vaccinations continuent sur place, tandis que le reste de l’immeuble est loué à des associations en relation avec l’environnement (France Nature Environnement et Conservatoire du patrimoine naturel).

En 2002, les locaux sont libérés. La mairie de proximité du Centre ville ouvre le 1er février 2003 (inauguration le 14 février).


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