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Recrutement et carrière

A ce jour, il n’y a pas d’étude historique sur la police municipale d’Orléans et sa composition. Comme toute profession nouvelle, il semble qu’au 19e siècle et au début du 20e siècle le recrutement soit assez ouvert. Hormis pour les gardes champêtres dont on se rend compte qu’il s’agit souvent d’anciens cantonniers à qui la Ville a souhaité confier des pouvoirs de police rurale, et notamment la possibilité de verbaliser les infractions, il ne semble pas y avoir un profil professionnel initial type.

Le recrutement, géré par la municipalité, prend néanmoins en compte les aptitudes physiques des candidats. Comme l’attestent les dossiers de personnel conservés par les Archives municipales, les candidats passent au moins l’épreuve d’une dictée, d’une composition et d’exercices simples de mathématiques. Surtout, ils font l’objet d’une enquête de bonne vie et de bonnes mœurs. La municipalité – via sa police municipale – interroge aux besoins les anciens employeurs ou les maires des villes dans lesquelles le postulant a séjourné. En outre, les convictions politiques du futur policier municipal sont aussi vérifiées. Durant toute sa carrière, le policier municipal, qu’il soit commissaire ou simple agent, est l’objet régulier de ce type d’investigations qui peut servir ou desservir une éventuelle promotion. Preuve de la structuration de la profession, dès les années 1930 au moins, le recrutement passe éventuellement par la voie de concours auxquels s’ajoutent certains critères de sélection notamment d’âges minimum et maximum.

La municipalité prend aussi en charge la formation des agents. Des livrets regroupant les consignes à destination des policiers à poste fixe et chargés de la circulation des véhicules existent au moins dans les années 1920. La Ville organise aussi très tôt des enseignements d’auto-défense et d’exercices physiques. Par ailleurs, elle délivre des conseils aux jeunes recrues où les qualités tels que le courage, l’exemplarité ou encore la politesse sont particulièrement mises en avant. Au regard des missions impopulaires à effectuer, l’objectif est de créer un service irréprochable et de combattre les a priori plus ou moins exacts de la population. Pourtant l’image négative, encouragée par les chansonniers satiriques qui véhiculent nombres de clichés, se forge et s’inscrit durablement dans l’esprit populaire.

Comme l’atteste la plaque commémorative située à l’entrée de l’hôtel Groslot, parmi les services municipaux, la police est particulièrement touchée par les deux guerres et notamment la première. Les documents d’archives, et en particulier les délibérations du Conseil municipal, permettent de retracer le destin des agents morts ou blessés durant les combats et la vie de la police en l’absence et au retour de ses agents titulaires.

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