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Histoires d'Orléans

Le palais épiscopal

L’évêché médiéval, situé vraisemblablement au chevet de la cathédrale, est détruit lors des Guerres de Religion. Vers 1635, la construction d’un nouveau palais épiscopal est lancée par l’évêque Nicolas de Netz. Situé au Nord-est de la cathédrale Sainte-Croix, sur le tracé de la première enceinte, l’édifice est destiné à abriter les appartements de l’évêque et une petite partie de l’administration religieuse. L’érection sera complétée par différents chantiers d’agrandissement tout au long du 17e siècle. Dans le premier quart du siècle suivant, le petit séminaire, destiné à la formation religieuse des prêtres, sera ajouté sur le côté est.


Dès le 12e siècle, la rue qui longe le bâtiment prend le nom de rue de l’Évêché. En 1899, sur demande du Conseil municipal et par décret présidentiel, cette artère est débaptisée et dénommée rue Dupanloup en l’honneur de Félix Dupanloup, célèbre évêque d’Orléans (1849-1878) qui milita en faveur de la reconnaissance religieuse de Jeanne d’Arc. Plus longue que de nos jours, cette rue part à l’est de la rue du Bourdon-Blanc et aboutit, à l’Ouest, à la place de l’Étape. Le quartier situé autour de la cathédrale fut longtemps marqué par la présence religieuse. Hormis l’évêché et le petit séminaire, on compte le grand séminaire (actuel collège Jeanne-d’Arc) ou encore l’Hôtel-Dieu. De nos jours, c’est finalement le nom de la rue qui sert à dénommer l’ancien évêché sous le vocable d’hôtel Dupanloup.


En 1793, le culte catholique est interdit. L’évêché est saisi et devient un bien national tout d’abord loué à des particuliers. En 1801, année du Concordat, l’évêque et son entourage reviennent en tant que simples occupants du bâtiment qui reste propriété de l’État. Après promulgation de la loi sur la séparation de l’Église et de l’État, et devant une foule importante, l’évêque Stanislas Touchet est obligé de quitter sa résidence en 1906. Les années suivantes, l’État souhaite que l’édifice soit utilisé à des fins de service public. Il incite alors la Ville d’Orléans à formaliser un projet et à acheter l’ancien palais épiscopal.

578_1_img.jpg579_1_img.jpg580_1_img.jpgExtrait du cadastre napoléonien (AMO, 1Fi56-4).dos41_denomination_dupanloup.jpg

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