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Histoires d'Orléans

L'installation de services publics

En 1910, il est question de transférer la bibliothèque municipale, le musée d’histoire naturelle, voire le musée de peinture, et l’école maternelle de la rue des Bons-Enfants. Deux ans plus tard, le projet a évolué. En effet, le conseil départemental des travaux public n’a pas accepté le transfert du musée. Or, vingt-quatre pièces lui auraient été dévolues.

Cependant, l’aménagement initial est globalement maintenu. L’école maternelle est logée dans les bâtiments correspondant à l’ancien petit séminaire et à des dépendances. Elle ouvre 45, rue du Bourdon-Blanc. Des locaux, également situés dans les dépendances, sont réservés à différentes œuvres. La bibliothèque municipale occupe la majeure partie du bâtiment principal, donnant sur la cour d’honneur. La modification la plus significative du projet initial tient dans l’installation de la Justice de paix et du tribunal des Prud’hommes entre l’école et la bibliothèque. Ces tribunaux y resteront jusque dans les années 1970.

Lors de la séance du Conseil municipal du 2 avril 1912, le conseiller Leuret présente un projet très discuté et qui sera finalement adopté à 19 voix contre 12. Hormis les aménagements déjà cités, il est envisagé de conserver la porte monumentale de la rue Dupanloup, classée monument historique par l’Administration des Beaux-Arts en 1912. Le mur de clôture, quant à lui, sera arasé à 1,20 mètre de haut et surmonté de grilles en fer de 2,50 mètres. Le jardin sera ouvert au public. Pour cela, des bâtiments en ruines situés derrière l’abside de la cathédrale seront démolis. Ainsi, une rue d’accès au jardin, qui contourne le chevet de Sainte-Croix, sera créée (actuelle rue Robert-de-Courtenay).

Alors que la Première Guerre mondiale éclate, il semble qu’une partie seulement des installations et aménagements soient réalisés. La bibliothèque, nouvellement installée, cède un temps sa place pour l’accueil des blessés. Il faut attendre le début des années 1920 pour que les travaux reprennent, notamment en vue de l’ouverture du jardin. En 1924, la municipalité relance l’idée de l’arasement de la clôture donnant rue Dupanloup. Elle souhaite aussi remplacer les deux vantaux en bois de la porte monumentale par des grilles de style Louis XIV qui seraient fabriquées par l’entreprise orléanaise Guillot-Pelletier. Mais le ministère des Beaux-Arts s’y oppose et les deux vantaux sont conservés. Seul le mur subit les modifications prévues.

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