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Histoires d'Orléans

Projets et renouveau

En plusieurs décennies, la bibliothèque municipale s’est enrichie de nombreux ouvrages qu’il faut réussir à stocker dans des locaux qui semblent devenir de plus en plus étroits. Dans les années 1980, le bâtiment menace même de s’effondrer sous le poids des livres. A la même période, environ 20 000 usagers fréquentent annuellement l’équipement. Le bâtiment apparaît de plus en plus vétuste et inadapté tant pour le travail des bibliothécaires que pour la satisfaction du public.

Une première étude est confiée en 1984 au cabinet d’architectes Langlois-Blareau-Vaconsin. Quatre ans plus tard, le périmètre du projet a évolué. En novembre 1988, c’est la maquette d’un bâtiment entièrement remodelé qui est présentée. Le corps central, qui s’ouvre sur la cour d’honneur, doit désormais accueillir des expositions et des animations culturelles. La nouvelle bibliothèque s’étendra à l’Est, le long de la rue Dupanloup. Conçue sur six niveaux, elle doublera sa surface passant de 3 500 m2 à 7 000 m2. Les travaux doivent débuter en septembre 1989, après une campagne de fouilles archéologiques, et s’achever en janvier 1992.

Cependant, le projet est très discuté, notamment en raison du coût mais aussi de l’emplacement choisi. Certains détracteurs souhaitent un déménagement vers un quartier plus « passant ». D’autres, tout en imaginant rester sur le site Dupanloup, veulent une conception architecturale plus classique.

En 1989, à l’issue de l’alternance municipale, le projet d’extension Langlois est abandonné. La municipalité s’oriente vers la recherche d’un nouveau terrain dans le but d’y faire ériger un bâtiment neuf. Située finalement sur l’emplacement de l’ancien commissariat de police, place Gambetta, l’actuelle Médiathèque d’Orléans est inaugurée en 1994.

Parallèlement, la question du devenir de l’ancien évêché se pose. Le 17 juin 1996, au rez-de-chaussée, la Ville y inaugure la bibliothèque du quartier Bourgogne. Elle y restera jusqu’en 2010. L’idée d’aménager un musée de l’histoire de la ville dans les locaux laissés vides d’occupation ne sera, quant à elle, pas concrétisée.

Les locaux de l’école maternelle, rue du Bourdon-Blanc sont  désaffectés à la fin des années 1980. Ils sont ensuite temporairement utilisés par les services municipaux. Au début des années 2000, la Ville d’Orléans décide de réhabiliter les bâtiments dans le but d’y héberger le Centre d’Études et de Recherches sur les Camps d’internement du Loiret (CERCIL), association créée en 1991 et installée jusqu’alors cloître Saint-Pierre-le-Puellier. Au cœur de 1 000 m2 de locaux, dont près de la moitié destinée à la réception du public, le CERCIL comprend le musée-mémorial des enfants du Vel d’Hiv’, un centre de documentation, un centre d'archives ainsi qu'une salle pédagogique. Un fragment de baraque provenant du camp de Beaune-la-Rolande, classé monument historique, est implanté dans la cour intérieure. Cet équipement est inauguré le 27 janvier 2011 en présence de Jacques Chirac et Simone Veil.

Parallèlement, il est envisagé de réhabiliter le corps principal de l’ancien évêché, resté sans affectation depuis le départ de la bibliothèque municipale au milieu des années 1990. Afin de développer la présence de l’Université en centre-ville, il est décidé d’y installer le Centre international pour la recherche universitaire. Outre des structures pour l’accueil de colloques et des chercheurs, le projet porte sur la création d’une salle de soutenance des thèses. Le Studium – association régionale pour les échanges universitaires internationaux – ainsi qu’une partie des services administratifs de l’Université d’Orléans s’y installeront à la fin de l’année 2013.

Après le départ de la bibliothèque du quartier Bourgogne, les travaux sont lancés fin 2011. Ils ont donné l’occasion de lancer une campagne de fouilles archéologiques et d’établir un diagnostic sans précédent sur l’édifice. Entre autres exemples, les connaissances relatives à la première enceinte ont pu être complétées grâce aux découvertes réalisées sous les planchers du rez-de-chaussée.

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Découvrez les fouilles archéologiques menées en 2012


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