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Histoires d'Orléans


Spécialités orléanaises et tourisme

Se pencher sur les publicités du 19e siècle et de l’entre-deux-guerres permet aussi de s’interroger sur ce que les commerçants orléanais produisent à l’époque et sur ce qu’ils mettent en avant pour assurer leur renom, et par ricochet le renom de la ville. En effet, la période voit l’émergence du tourisme bourgeois qui s’appuie sur l’extension du réseau de chemin de fer et la naissance de l’automobile. Les annuaires, les guides touristiques et également les brochures produites par les syndicats d’initiative – ancêtres des offices de tourisme – sont des supports privilégiés pour faire connaître les produits à l’extérieur d’Orléans.

Les publicités s’appuient sur des codes établis. Tout d’abord, gage de qualité pour le public, la mention « fondée en » souligne l’ancienneté des « maisons » commerciales. De plus, beaucoup de commerçants et d’industriels mettent en avant les médailles et prix reçus lors de divers concours nationaux ou locaux. Par ailleurs, on note une véritable course au superlatif. Ainsi, des publicités mettent en avant le « véritable » cotignac, la « plus importante maison de corsets de toute la région » ou encore les « plus belles roses », les « meilleurs fruits » et les « plus belles fleurs ». De nombreuses publicités font évidemment référence à Jeanne d’Arc. Cette figure nationale béatifiée en 1909, puis canonisée en 1920 et indéniablement liée à l’histoire d’Orléans, est une valeur sûre pour attirer les touristes.

Les hôtels, souvent représentés de façon démesurée, font état de leurs équipements et notamment du confort à disposition du client. La modernité est évidemment mise en avant. On signale la présence de l’eau courante froide et chaude, des salles de bains, de l’électricité ou encore de garages à destination des automobiles particulières.

Certaines publicités sont rédigées en anglais, preuve que les hôteliers cherchent déjà à attirer les touristes étrangers. Durant la Première Guerre mondiale, cette tendance semble se confirmer pour les hôteliers, comme pour les commerçants de détail, qui cherchent à profiter de la présence des troupes anglaises puis américaines en stationnement à Orléans.

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