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Histoires d'Orléans

Les mails : lieu d'échanges, de foires et marchés

Certaines parties des mails sont également devenues le lieu de manifestations à caractère économique et commercial, grâce à leur position stratégique, excentrée du centre ville et proche des grands axes de transport comme la gare. Certaines de ces manifestations se distinguent : la foire du Mail, le marché-franc et l’exposition d’Orléans de 1905.

La foire du Mail, dite foire de juin, est antérieure à la destruction totale de l’enceinte : elle a été créée en l’An XI (1802-1803), et se tient sur le grand Mail entre les portes Bannier et Saint-Vincent. Elle s’étend aux autres boulevards dans les décennies suivantes. Au début, elle ne dure que 8 jours à compter du vingt-cinq prairial (14 juin), puis 15 jours dès 1812. C’est d’abord un marché utilitaire, mais on y trouve également dès le début du XXe siècle des divertissements multiples comme des cirques, des spectacles ambulants, des ménageries, des manèges, etc. Déplacée dans les années 1970, cette foire se tient de nos jours au parc des expositions et est devenue la fête foraine.

Un marché-franc se tient dès 1872 à l’emplacement du marché aux bestiaux, boulevard des Princes (actuel boulevard Jean-Jaurès). Vers 1876, il est transféré sur le mail Saint-Vincent. Il a lieu le dernier samedi de chaque mois. Il dispose d’un statut particulier : les marchands sont dispensés de payer un droit de place et peuvent ainsi vendre plus librement leur bétail, d’où le nom de marché-franc.

À l’extrémité du boulevard des Princes en face de l’abattoir, se trouve également le marché de l’abattoir : c’est le marché régulier aux bestiaux. Certains jours de la semaine sont consacrés à la vente d’une espèce animale : le lundi est réservé aux veaux, le mercredi aux porcs, etc.

L’exposition d’Orléans de 1905 s’est tenue sur les mails, plus spécifiquement au Carré Saint-Vincent et sur une partie des mails du même nom. Elle fut consacrée aux beaux-arts, à l’enseignement, aux arts libéraux, à l’alimentation, à la mécanique et à l’agriculture. Cet événement est resté célèbre pour avoir reconstitué un « village noir », vitrine du colonialisme qui met en valeur les habitants de certains territoires français d’Afrique (Sénégal, Soudan et Congo) ainsi que leur culture.

2Fi688.jpg2Fi1177.jpg2Fi1268.jpg3Fi869-1.jpg3Fi1722.jpg3Fi1723.jpgFoire d’été.1818. Affiche. (Archives municipales d’Orléans, 4F67.) 4F67_police_champs_foire-complet.jpgDemandes d’emplacement pour spectacles et jeux. 1864. Extrait d’un tableau récapitulatif. (Archives municipales d’Orléans, 4F68.)

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