Affichage dtaill (L'EncyclO : lieux & difices d'Orlans)


Maisons-coques exposées aux Floralies de 1967 (AMO, 3Fi1982, Société d'études et de réalisations architecturales)Maison-coque exposée aux Floralies de 1967 : vue intérieure (AMO, 3Fi1984, Société d'études et de réalisations architecturales)Structures du chalet club, rue Alain-Fournier, après l'incendie du 14 novembre 1970 (AMO, 3Fi1986, R. Burgevin)

Chalet "Club" de La Source

1967-1970

Orléans

Lors des Floralies Internationales d'avril-octobre 1967 qui se déroulèrent au Parc floral d'Orléans-La Source, 3 "maisons-coques" dites également "châlets type Club" sont exposées. L'une d'elle sera ensuite achetée par la Ville d'Orléans et installée, après de nombreuses difficultés, sur un terrain près de la Résidence Beauchamps à La Source. Le but est d'en faire une extension à la Maison des Jeunes. L'installation ne sera jamais vraiment achevée. Après plusieurs mois de chantier et d'atermoiements juridiques, le bâtiment sera victime en novembre 1970 d'un incendie qui le détruira en totalité .

Vronique Berducat, Archives municipales et communautaires d'Orlans

Trois bâtiments type « Club de jeunes », dessinés par l’architecte Gérard Grandval, prix de Rome, sont provisoirement installés dans l’enceinte du Parc floral à La Source à l’occasion des Floralies Internationales, entre avril et octobre 1967. Ils sont alors occupés par l’exposition d'urbanisme organisée par la S.E.M.P.E.L. (Société d'Economie Mixte pour l'Equipement du Loiret).

Ils sont appelés également « Unités Coquilles » ou « Maisons Coques ». Le procédé de construction repose sur un système de préfabrication industrielle qui consiste à assembler par simple boulonnage et sans aucun réglage ou centrage des éléments d’une double coque en menuiserie bois et polyester moulé.

Dès la fin des Floralies Internationales, en novembre 1967, deux de ces « Clubs de jeunes »  rejoignent la commune de Boiscommun, dans le Loiret. Ils sont démontés par l'Association Florale et la Société S.E.R.A. et remontés en un mois pour le groupe des Eclaireurs de France.

Par délibération du 29 décembre 1967, la Ville d’Orléans acquiert le bâtiment restant. Son financement est subventionné à 50 % par le Département du Loiret. Le marché passé de gré à gré avec la Société S.E.R.A est, quant à lui, signé le 12 avril 1968. Celui-ci engage la Société S.E.R.A. à démonter, transporter et remonter le club pour le 20 avril 1968 au plus tard.

Dans le cadre de l’opération des « Mille-Clubs des jeunes » initié par l’Etat en 1966, il est projeté de faire de cette « Maison coque » dont les dimensions extérieures sont de 15 mètres de long par 8,30 mètres de large, une extension de la Maison des Jeunes de La Source en y aménageant un foyer-bar, un coin repos ou de détente pour les jeunes (bibliothèque, télévision, jeux). Elle doit être installée à l’Ouest de la Résidence Beauchamps, plus précisément sur la partie d'un terrain attribué au prochain Collège d’Enseignement Secondaire Alain-Fournier, contigu au groupe scolaire Louis-Pasteur.

En septembre 1968, ce club n’est toujours pas implanté près de la Résidence Beauchamps. Il est alors envisagé de l’installer à l’Université de Droit et de Sciences économiques pour servir de salle de détente aux étudiants mais cette proposition n’aboutit pas.

En octobre 1968, le Conseil d’administration de la Ville d'Orléans donne son accord pour que le Club de jeunes soit transféré à l'emplacement prévu initialement, à l’ouest de la Résidence Beauchamps.

Fin 1968, les travaux de fondation près de la Résidence Beauchamps, effectués par l’entreprise Jahier, sont terminés. Quant aux travaux de démontage au Parc floral, dont l’emplacement, une fois libre, doit servir à l’installation d’un manège pour enfants, ne commencent qu’en mars 1969 après plusieurs relances et la mise en demeure de la Société S.E.R.A. par arrêté du Maire d’Orléans, Roger Secrétain, du 21 mars 1969.

Le 23 avril 1969, l’entreprise Lecolloec effectue enfin le transport des divers éléments du Club du Parc floral à la Résidence Beauchamps pour le remontage par la Société S.E.R.A. Celle-ci amorce les opérations de montage le 25 avril.

En juin 1969, pour cause de retard dans la livraison d’éléments fabriqués, le chantier est de nouveau à l’arrêt et par délibération du 2 juillet 1969, le Conseil municipal approuve le marché passé avec l’entreprise Masson, qui doit assurer le montage du bâtiment à la place de la Société S.E.R.A.

Le 21 août 1969, la Société S.E.R.A. signale que les éléments ont été livrés et que l’entreprise Ducasse et Fils, son sous-traitant, effectuera le montage du club les 28, 29 et 30 août suivants. Mais l’entreprise ne vient pas.

L’administration décide alors de résilier le marché passé avec la Société S.E.R.A. et le 6 février 1970, le Maire donne à la Société S.E.R.A. un délai d’un mois pour évacuer et remettre en état le chantier. Le 6 avril, les services de la Ville constatent que rien n’a été fait.

En octobre 1970, le directeur de la Maison des Jeunes et de la Culture de La Source demande à la Ville d’Orléans l’autorisation de disposer du bâtiment pour certaines de ses activités. Le maire refuse car la Ville est toujours en litige avec la Société S.E.R.A.

Le 14 novembre 1970, le club, situé rue Alain-Fournier, derrière la Résidence Beauchamp à La Source prend feu et est entièrement détruit. La Ville d’Orléans sollicite de nouveau la société S.E.R.A. afin qu’elle enlève les débris et remette les lieux en état, et ce, dans un délai d’un mois.

Le 30 novembre, la Société S.E.R.A. informe qu’elle envisage de déposer plainte et demande, pour l’efficacité de l’enquête, de ne procéder à aucune manutention. Du rapport de police, il ressort que l’incendie a été commis accidentellement par des enfants non identifiés qui s’amusaient à l’intérieur du bâtiment.

Le 11 janvier 1971, la société S.E.R.A. donne enfin son accord pour que les services de la Mairie enlèvent eux-mêmes les débris du club, afin de libérer le terrain affecté à la construction du collège Alain-Fournier. Le retrait des vestiges du chalet est réalisé en février 1971.

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