Affichage dtaill (L'EncyclO : lieux & difices d'Orlans)


Mail Pothier sous la neige : à gauche, le marché aux fleurs (AMO, 2Fi1528)Plan d'implantation du Marché aux fleurs vers 1950 (AMO, 3M61)Marché aux fleurs, décoration des piliers (AMO, 3M61)

March aux fleurs du mail Pothier

1900-1958

Orléans

Install en 1825 place de l'Etape, le march aux fleurs est transfr un peu plus tard rue de la Bibliothque, prs du Campo Santo,sur le mail Pothier. Aprs plusieurs propositions de transfert, il est question en 1899 d'riger un abri pour protger des intempries les fleurs et les fleuristes lors des ventes. La construction d'une halle en fonte et fer forg, joliment dcore, est confie l'entreprise Guillot-Pelletier. Endommage lors des bombardements de 1944, la halle est dtruite en 1958. Le march est transfr dix ans plus tard place de la Rpublique.

Christelle Bruant, Archives municipales et communautaires d'Orlans

Un marché ancré sur le mail Pothier, sur le côté nord de la cathédrale

En 1825, à la suite d’une pétition des jardiniers et des marchands fleuristes, un marché aux fleurs est créé place de l’Etape, face à l’Hôtel Groslot. Il se tient deux fois par semaine d’avril à novembre. Il est alors interdit de vendre des fleurs sur la voie publique ailleurs qu’à cet endroit et en dehors des jours de marché. Plus tard, le marché est implanté rue de la Bibliothèque, près du Campo Santo, sur le mail Pothier, côté nord de la cathédrale Sainte-Croix. 

En novembre 1868, un pétition est lancée par des Orléanais qui souhaitent que le marché soit déplacé sur la place située au nord de la rue des Petits-Souliers (rue Louis-Roguet), entre la rue Jeanne-d'Arc et le Musée de peinture (Hôtel des Créneaux). Ils indiquent que l'emplacement serait meilleur car plus central et plus passant. Mais le projet n’aboutit pas. En effet, une autre pétition s'oppose à la précédente. Une enquête publique est alors ouverte en Mairie entre le 24 juin et le 8 juillet 1869 ; 283 signataires contre 14 sont favorables au maintien rue de la Bibliothèque. Les arguments avancés évoquent l'ombrage procuré par les plantations de la rue, bénéfique à l'exposition des fleurs, l'existence de trottoirs en terre favorable à la conservation de l'humidité ainsi que le voisinage du marché aux arbustes.

Durant la séance du Conseil municipal du 8 août 1891, le Docteur Halmagrand relance l'idée du déplacement du marché aux fleurs, cette fois, dans la Halle de la Porte-Renard, où selon lui, les marchands font défaut. Le marché s'y tiendrait deux à trois fois par semaine, peu importe le temps. Là encore, le projet n'est pas retenu.

Protéger le marché des intempéries

Le 6 juillet 1893, Harold de Portalis propose en séance du Conseil municipal de faire couvrir le marché, sur le modèle du marché de la Madeleine, à Paris. Les intempéries sont néfastes aux fleurs, notamment le vent. Il propose un système économique de bâches fixées sur des piquets. Il est aussi question de changer l'orientation des étals en privilégiant une implantation des fleuristes sur deux rangs, dans le sens Est-Ouest. La municipalité s'oppose à cette proposition qui n'émane pas d'un besoin exprimé par les exposants.

Ce besoin est finalement exprimé par le biais d'une pétition en juin 1899. Une étude est alors menée pour l'édification d'une couverture pérenne avec l'impératif de maintenir le marché entre les deux rangées de marronniers plantés sur le mail Pothier. Deux projets sont présentés lors de la séance du Conseil municipal du 30 octobre 1899. Le premier, plus économique et jugé plus conforme aux attentes, est retenu. Il s'agit d'un abri en fonte et fer forgé de 260 m2, composé de cases d'environ 10 mchacune. L'édifice s'étire sur 75 mètres de long et 3,5 mètres de large. La couverture est faite de lames de sapin recouvertes de zinc. Les descentes de tuyaux d'évacuation des eaux de pluie sont prévues en forme de dauphin. Des motifs décoratifs en fonte habillent aussi les faitages "afin de donner à cette construction un certain cachet d'originalité". Il s'agit de bouquets et de têtes de lions. Le coût de l'édifice s'élève à 12 500 francs, investissement justifié par le fait que la vente des fleurs connaît alors un développement. 

La construction de l'abri est confié en 1900 à l'entreprise orléanaise Guillot-Pelletier. Endommagée par des éclats d’obus en mai 1944, la halle meurtrie subsiste pourtant une dizaine d’années avant d’être détruite en 1958. Pendant un an, elle sert aussi de marché aux oiseaux chaque dimanche. Bien que les horticulteurs orléanais demandent un transfert vers la place de la République depuis la fin de la guerre, leur vœu n’est exaucé qu’en 1968. 

 


Pour en savoir plus 

Orléans, ville fleurie

Emplacement :


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