Affichage dtaill (L'EncyclO : lieux & difices d'Orlans)


Campo-Santo, construction du parking, 22 juillet 1979 (AMO, 3Fi4481, cliché Studio Bernard)Campo-Santo, construction du parking, 1979 (AMO, 3Fi4474, Studio Bernard)Campo-Santo, construction du parking, 1er mars 1979 (AMO, 3Fi4475, Studio Bernard)

Parking de l'Htel-de-Ville

1979-2099

Orléans

Dans le cadre des nouveaux aménagements du quartier cathédral, la Ville d'Orléans décide, dès 1974, de confier à l’agence Arsène-Henry la construction d'un parking souterrain sous la place du Campo Santo. Dans ce cadre, en 1978, la salle des fêtes située au centre du Campo Santo est détruite. Le nouveau parking ouvre ses portes en novembre 1979. Il a une capacité de 459 places. Sa gestion est déléguée à la SEMOPA puis à Orléans Gestion.

Sarah Mazouze et Marie-Morgane Carmier, tudiantes en Licence de Lettres modernes, Universit d'Orlans ; revu et augment par Christelle Bruant et Vronique Mignan, Archives municipales d'Orlans

Le 4 janvier 1974, le Conseil municipal de la Ville d’Orléans décide de confier le projet de construction d’un parking souterrain sous le Campo Santo à Xavier Arsène-Henry, architecte et urbaniste. Cette initiative entre dans le cadre de la politique d’aménagement du quartier de la cathédrale Sainte-Croix, également confié au Cabinet Arsène-Henry. Il est notamment envisagé de créer, dans ce secteur, un réseau de cheminements piétonniers devant desservir le nouvel Hôtel de ville et un ensemble de parkings souterrains. En outre, la création de ces parkings doit permettre de dégager des espaces verts sur le mail Pothier, situé au flanc Nord de la cathédrale, là où il y avait auparavant un parking de surface. La création de parkings dans le centre-ville devient une nécessité. Le nombre total des ménages motorisés augmente à Orléans. Ainsi, on passe de 42 004 ménages ayant une voiture en 1969 à 67 150 en 1976. Face à cette augmentation, la Ville se doit d’établir les aménagements nécessaires à la circulation et au stationnement.

Le 24 janvier 1975, pendant la séance du Conseil municipal, le maire René Thinat indique que « Dans le cadre du développement de la politique de circulation et de stationnement, la ville envisage de réaliser un certain nombre de parkings au Campo Santo, lorsque le complexe de la patinoire [sera] terminé, la salle des fêtes pourra être démolie. » Depuis 1884, le terre-plein au centre du Campo Santo abrite une salle des fêtes qui s’est dégradée au fil du temps (chauffage médiocre, toiture avec de nombreuses fuites…). En 1975, on pense en construire une nouvelle située place du Baron. C’est un préalable pour pouvoir démolir celle du Campo Santo puis lancer les travaux de réalisation du parking qui seront coordonnés par l’entreprise Maulay.

La démolition de la salle des fêtes a lieu en 1978. Elle s'accompagne alors d'un scandale relatif aux fouilles archéologiques qui retentira au niveau national. En effet, le Campo Santo abritait une nécropole entre le 13e et le 18e siècle. Le fait est connu. Peu de constructions sont venus pertuber le site depuis la désaffection du cimetière. Aussi, alors que le parking envisagé doit atteindre une profondeur de 9,5 mètres, aucune fouille d'ampleur n'est prévue. En France, l'archéologie préventive en est à ses balbutiements. Des équipes d'archéologues sont déjà mobilisées sur le flanc Sud de la cathédrale à l'endroit du futur parking Saint-Pierre-Lentin. L'équipe qui surveillera le site du Campo Santo est trop réduite. Une fouille, très minimaliste au regard de l'ampleur du site, est réalisée. Les sépultures font l'objet d'un retrait sans étude in situ. Douze camions emportent leurs restes afin que les travaux puissent se poursuivre rapidement rendant à jamais l'étude scientifique impossible. 

Le parking du Campo Santo ouvre officiellement ses portes aux usagers le 28 novembre 1979. Il est inauguré le mercredi 13 décembre suivant. Il compte quatre niveaux : un rez-de-chaussée pour l’accueil et trois niveaux pour le stationnement soit un total de 459 places. L’entrée des voitures se fait rue Fernand-Rabier, à côté de l’Etat-Major tandis que leur sortie s’effectue par la rue Emile-Davoust. L’accès des piétons se fait 16, rue Dupanloup, à côté de l’Institut d'Arts Visuels, devenu depuis Ecole Supérieure d’Art et de Design (ESAD). On peut remarquer la porte monumentale du 16e siècle, qui donnait accès autrefois au Grand Cimetière, et qui a été remontée pour encadrer l’accueil du parking et rappeler symboliquement la destination première du lieu. Elle est inscrite depuis 1928 à l’inventaire des Monuments historiques.

Au-delà de la construction, la Ville envisage de confier la gestion de ce projet estimé à 9 000 000 Francs à la Société d’Économie Mixte Orléans Parc-Auto (SEMOPA), créée le 1er mars 1974. La SEMOPA, alors présidée par le Dr Jean Grosbois, Premier-Adjoint au Maire, prend en charge cet ouvrage dès le 28 septembre 1979. Elle en assurera la gestion de 1979 à 1992, année où la SEMOPA, transformée en société d’économie locale, prendra le nom de Orléans Gestion.

Aucun document officiel n’atteste du changement de nom du parking du Campo Santo en parking Hôtel-de-Ville. Selon l’article sur le stationnement, paru dans le numéro 23 de Orléans. Mag en novembre 2004, cette nouvelle dénomination prend effet à partir de janvier 2005.

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