Affichage dtaill (L'EncyclO : lieux & difices d'Orlans)


Ossuaire de la Guerre de 1870 (AMO, 1Fi368)

Monument la mmoire des soldats morts pendant la guerre de 1870-1871

1878-2099

Orléans

A la fin de la guerre franco-prussienne, les Etats s'engagent à entretenir les tombes des soldats morts sur leurs territoires respectifs (traité de Francfort du 10 mai 1871, article 16). A la suite des combats meurtriers qui se sont déroulés au nord d'Orléans en 1870, cinq principaux monuments, dont deux ossuaires, sont érigés sur les communes de Fleury-les-Aubrais, Orléans et Saran entre 1871 et 1899. L'édification de monuments commémoratifs est un phénomène nouveau qui se généralise par la suite à la sortie de la Grande Guerre.

Sylvie Prabonnaud, Archives municipales et communautaires d'Orlans

Le monument ossuaire d'Orléans est construit par l’État français en 1878 pour être érigé dans le cimetière Saint-Vincent qui est alors le cimetière de la ville. Le monument est destiné à abriter les restes de 902 soldats français et de 1 199 allemands. Composé d’une colonne quadrangulaire et d’un entourage de pierre, il porte la mention suivante : A LA MÉMOIRE DES SOLDATS MORTS PENDANT LA GUERRE DE 1870-1871.

En 1899, un nouveau cimetière appelé le Grand Cimetière est mis en service boulevard Lamartine. L’année suivante, le conseil municipal projette d’y déplacer l’ossuaire et le monument. En effet, la circulaire ministérielle du 23 mars 1896 recommande aux municipalités de ne pas laisser les tombes militaires dans les enceintes tombées en désuétude, au détriment de leur entretien et du respect qui leur est dû.

Pour donner au monument une nouvelle place digne, on envisage de le placer sur un terre-plein circulaire de 2,80 mètres de hauteur et sur le rond-point central du cimetière. Un escalier encastré dans le talus planté d’arbres doit permettre d’accéder à son sommet. La municipalité envisage également d’y déplacer les ossements des militaires morts à Orléans pendant leur temps de service. 

Le projet est évalué à la somme de 12 000 francs. La Ville s’engage à acquitter les dépenses de 4 500 francs pour l’établissement du tertre, de l’escalier et du glacis, tout en souhaitant que l’État prenne à sa charge la somme de 7 500 francs correspondant à la translation du monument

En 1901, les membres du Souvenir Français décident de participer à hauteur de 500 francs aux frais de déplacement de la tombe militaire du cimetière Saint-Vincent. Le cahier des charges est approuvé le 9 septembre 1901.

Emplacement :

Armée

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