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L'Astro

1999-2099

Orléans

Situé au 3e étage du Complexe du Baron, l'Astrolabe est un équipement musical dédié aux musiques actuelles, ouvert en 1999. Il participe pleinement à la politique culturelle de la Ville avec une programmation de concerts, des résidences d'artistes tout en nouant des partenariats avec des associations, avec l'Université d'Orléans, des structures culturelles locales. L'association Antirouille en assure la gestion sous forme de délégation de service public depuis 2003.

Vronique Mignan, Archives municipales d'Orlans

De la salle des fêtes du Baron à l’Astrolabe

Au tournant des années 1980-1990 un mouvement culturel d’ampleur nationale émerge pour faire reconnaître les musiques actuelles et/ou amplifiées et leur donner toute leur place et importance. Aussi, en 1995, le programme du second mandat municipal de Jean-Pierre Sueur inscrit la réalisation d’une salle des musiques amplifiées afin de doter l’agglomération orléanaise d’un espace musical professionnel, de favoriser l’émergence de jeunes et nouveaux talents, tout en développant les différents styles de musique.

Dès janvier 1996, des concertations et des réflexions sont menées conjointement entre les acteurs culturels concernés et les services culture et architecture de la Ville pour répondre aux besoins et attentes des musiciens, du public et des organisateurs de concert. Ce nouveau lieu se veut un reflet de la créativité locale, en favorisant le dynamisme des structures déjà existantes. L’objectif est de faire éclore de nouveaux talents artistiques et de proposer un espace de formation, d’information et d’échanges dans le domaine musical.

Pour faciliter sa visibilité et son accès, cette future structure musicale doit être implantée en centre-ville, avec un parking. Son implantation est choisie en janvier 1996. Le site retenu est le complexe du Baron qui répond à tous ces critères. Bien connu des Orléanais, ce bâtiment des années 1975 abrite déjà la patinoire, un dojo, la Maison des provinces et une salle des fêtes, située au 3e étage. Cette dernière était alors utilisée pour des concerts et des festivals. Celle-ci va subir, à partir de juin 1998 et pour 6 mois de travaux, un complet réaménagement avec la création d’une salle de spectacle de 600 places, disposant d’une scène de 116 m², avec une acoustique et une isolation phonique particulièrement soignées, de loges, d’espaces pour l’accueil du public (guichet, vestiaires), d’espaces de convivialité (bar et « fanzinothèque » pour la documentation), de locaux techniques et administratifs. Désormais, place à la salle des musiques actuelles à qui il faut donner une dénomination appropriée. Aussi, lors du Conseil municipal du 29 janvier 1999, Augustin Cornu, adjoint à la Culture, propose le nom de l’Astrolabe, qui évoque « un espace de découvertes des talents de demain. » Un deuxième nom était pressenti : l’Omnicube.

Et les 12, 13 et 14 mars 1999, l’Astrolabe est lancé officiellement par une série de concerts allant du reggae au rap, en passant par le rock et le hardcore.

En novembre 1998 la Ville recrute le directeur de ce nouvel équipement culturel, avec la mission de la gestion, la direction et la programmation artistique de 40 concerts pour la première année. Jusqu’en décembre 2003, les services de la Ville gèrent en régie directe la salle avec l’appui de l’association Antirouille, créée la même année que le lancement de l’Astrolabe. Puis, à partir de 2004, cette dernière en assure la gestion sous forme de délégation de service public.

Le 3e étage du Baron trouve vite son public, conquis par la programmation d’une quarantaine de concerts annuels. Entre mars 1999 et mars 2002, quelque 60 000 spectateurs ont assisté aux concerts et manifestations. Au milieu des années 2000, le succès grandissant de l’Astrolabe amène à un réaménagement de l’espace convivialité avec la création d’une petite salle baptisée l’Astroclub. D’une jauge de 220 spectateurs pour organiser des concerts plus intimistes, elle est inaugurée en novembre 2005. La grande salle, quant à elle, dispose d’une capacité de 620 spectateurs.

Parallèlement, une tarification préférentielle des concerts envers les jeunes est menée dès mars 1999 pour favoriser l’accès à la culture. C’est un axe fort et constant de la politique municipale, avec la mise en place des réductions avec la carte J Pass, des abonnements, des partenariats avec des structures culturelles orléanaises, avec l’Université, etc.

L’Astro : une scène de musiques actuelles éclectique et de qualité

L’ambition affichée et revendiquée de l’Astrolabe est de devenir un espace de référence en musiques actuelles. Grâce à ses actions de promotion sur le plan local et régional, à son soutien à la création par l’accueil en résidence de musiciens (par exemple le groupe Vendeurs d’enclume ou l’auteur-compositeur-interprète Mesparrow) et la mise en place de formation, la salle du Baron bénéficie depuis 2005 du label SMAC (Scène de musiques actuelles), délivré par le ministère de la Culture.

Des grands noms de la scène rock et des musiques actuelles françaises et internationales comme les Wampas, Dyonisos, Catherine Ringer, JoeyStarr, Stromae, Moriarty, Yael Naim, Yann Tiersen, M, Muse, Miossec, Philippe Katerine, Oxmo Puccino etc. se sont produits sur scène depuis 1999.

De même, il existe un fort engagement partenarial avec le secteur associatif local qui fait partie de l’ADN de l’Astrolabe. De jeunes groupes, des artistes locaux ou régionaux sont programmés par le soutien à la scène locale avec, entre autres, la collaboration de l’association Polysonik.

Si, en 1999, la programmation était d’une petite quarantaine de concerts, ce sont actuellement quelques 80 concerts proposés entre septembre et juin. La programmation musicale est à la fois éclectique, pointue, inventive et populaire allant de la chanson au rock, de la techno au hip hop, du pop rock à l’électro, du reggae aux musiques du monde, du rap au DJ... Pour le plus grand plaisir de tous les amateurs de musique !

Au fil des années, des collaborations extérieures comme la coproduction de concerts avec la Scène Nationale et des actions hors les murs se sont aussi développées. Elles s’inscrivent dans la politique culturelle de la Ville : Festival Orléans’ Jazz, Tremplin Jazz, Jour J, la tournée bistrophonique ou bien le festival HOP POP HOP, créé en 2016, qui investit différents lieux et établissements du centre-ville à la mi-septembre.

A partir des années 2010, l’Astrolabe se trouve bien à l’étroit au 3e étage du complexe du Baron : les deux salles ne peuvent offrir que 70-80 concerts annuels et ne disposent pas de la visibilité qu’elles méritent. Aussi, depuis 2017-2018, est envisagé la perspective que l’Astrolabe quitte le 3e étage du Baron pour intégrer la future Cité musicale, équipement qui sera établi à la tête nord du pont de l’Europe, au cours des années 2020. Pour proposer toujours au plus grand nombre de spectateurs une scène de musiques actuelles éclectique et de qualité.

Emplacement :