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Auberge autonome de la jeunesse de la ville d'Orléans (AMO, 2Fi454)Façade d'un immeuble sis Faubourg-Madeleine n°14 démoli en octobre 1937 (AMO, 3Fi874, anonyme)

Auberge de Jeunesse

1937-2000

Orléans

Abritant d'abord un asile d'aliénés de 1881 à 1913, puis un hospice pour vieillards de 1923 à 1934, et enfin la Fédération Nationale des Mutilés et Invalides du Travail de 1936 à 1937, le 14 rue du Faubourg-Madeleine devient en 1937 une auberge de jeunesse, et le reste jusqu'en 2000 où l'auberge est officiellement transférée au Centre de la Motte-Sanguin.

Lucie Moury, lve de seconde gnrale, Lyce Saint-Charles, Orlans

De l'asile d'aliénés à l'auberge de jeunesse

En 1881 est créé au 14 rue du Faubourg-Madeleine, anciennement 24 rue du Faubourg-Madeleine, un asile d’aliénés, faisant partie de la propriété du Baron qui dépend de l'Hôpital général d'Orléans, situé rue Porte-Madeleine, et possède un vaste jardin. Ses préposés responsables sont : M. Boisbourdin, de 1881 à 1892, puis M. Thauvin, de 1893 à 1896, à qui succède en 1897 M. Yon. Par ailleurs, en 1906, la maison accueille un receveur d’octroi, M. Péron. L’asile persiste jusqu’en 1913.

Le 2 mars 1914, un projet d'ouverture de rues dans la propriété du Baron est présenté au Conseil municipal. Plus tard, lors de la séance 4 juillet 1914, le projet est définitivement adopté. L'acte de vente de la propriété du Baron, du 10 avril 1914, précise que les Hospices d'Orléans conserveraient la jouissance d'une partie du terrain rue du Faubourg-Madeleine durant dix ans. A partir de 1923, le bâtiment à l'adresse 14 rue du Faubourg-Madeleine est affecté aux Hospices pour vieillards et accueille M. Bondonneau, le jardinier-chef des jardins du Baron. Concernant les travaux de voirie projetés bien plus tôt, un désaccord au sujet de l'ouverture d'une rue retarde le processus qui est reporté en décembre 1922. Les travaux s'achèvent finalement en 1935.

Conservé par les Hospices jusqu'en 1934, l’édifice situé à l'angle de la rue du Faubourg-Madeleine et de la rue Léon-Delagrange, abrite la Fédération Nationale des Mutilés et Invalides du Travail de 1936 à 1937. D'autre part, le 3 février 1936, à la suite d’une délibération du Conseil municipal, le bâtiment est mis à disposition des auberges de jeunesse par la Ville. Ainsi, en 1937, après quelques travaux de réhabilitation, l'auberge de jeunesse voit le jour. En octobre 1937, une partie dépendante de l’auberge est démolie. En 1939, l’auberge se voit attribuer son propre terrain de camping, qui lui est contigu. De nombreuses réparations et quelques extensions sont effectuées, particulièrement au cours des années 1950 et 1970 : en 1957, est aménagé un local de douches au rez-de-chaussée ; en 1970, un bâtiment à usage de dortoirs et locaux sanitaires est construit ; en 1973, le logement des parents aubergistes est agrandi et subit des réparations ; en 1975, des rénovations sont effectuées au niveau du plancher, la peinture est refaite dans les dortoirs et cabinets du fond de la cour, une grille est posée sur la chaudière. L’auberge de jeunesse possède alors une capacité d’accueil de 49 personnes.

En 1944 a lieu l’échange d’un terrain contigu à l’auberge, rue Léon-Delagrange, entre la Ville d’Orléans et M. Gautier. Afin de faire un ensemble rectangulaire, une bande de terrain est mise en location par la Ville, en 1951, et occupée par M. Gautier. Cette parcelle lui est finalement cédée par la Municipalité en 1977, après de longues négociations.

Un transfert profitable

En 1999, l’organisme étant très dépendant financièrement des subventions de la Mairie, les locaux étant trop restreints, défectueux et inadaptés, leur situation géographique étant peu propice à un bon développement, et leur fréquentation étant de moins en moins recommandable, le Conseil municipal du 18 juin décide de céder l’ensemble immobilier abritant l’auberge de jeunesse, pour une somme de 1 200 000 F, à la Direction Départementale de la Protection Judiciaire de la Jeunesse, qui projette d'y créer un établissement d’hébergement et d’animation pour les jeunes de 13 à 15 ans. Il est toutefois mentionné que l’édifice nécessiterait quelques travaux de réhabilitation avant sa nouvelle mise en service. Par ailleurs, il est aussi décrété que l’auberge de jeunesse serait déménagée au Centre de la Motte-Sanguin, situé à proximité du Pont René-Thinat, 2 rue de Solférino, et où est installé à cette époque le Centre Régional Jeunesse et Sport (C.R.J.S). D’après la délibération du Conseil municipal du 9 juillet 1999, ce déménagement aurait lieu « à compter de l’an 2000 ».

Ce nouveau transfert de l’auberge garantirait son bon développement et son succès, notamment par sa localisation agréable, proche de l’Île Charlemagne, et permettrai à l’organisme d’être autonome financièrement, ce qui n’était pas le cas auparavant puisque la Ville lui versait une subvention annuelle de 45 000  Francs. De plus, les nouveaux locaux de l’auberge de jeunesse vont concentrer une importante activité grâce à la cohabitation avec le C.R.J.S. Aussi, les deux organismes se complèteraient et mutualiseraient leurs moyens pour mieux se déployer.

Derniers aménagements

En 2009, dans le cadre de l’installation de la seconde ligne de tramway dans la rue du Faubourg-Madeleine, le bâtiment de l'ancienne auberge de jeunesse, 14 rue du Faubourg-Madeleine, est intégralement démoli, au nom de la Communauté d’Agglomération. C’est en 2010 qu’est aménagé un parking sur la parcelle de l’ancien édifice.


Emplacement :


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