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Orléans - Le pont Nicolas II [Maréchal-Joffre] (AMO, 2Fi636)Pont Maréchal-Joffre : vue des piles en construction. Cliché pris du sud. (AMO, 2Fi695)[Piles du pont Maréchal-Joffre détruit] (AMO, 3Fi5, cliché Jean Pelletier)

Pont Marchal-Joffre (1905-1940)

1905-1940

Orléans

En 1905, un nouveau pont destiné au passage des tramways départementaux est inauguré à l'ouest du pont Royal (actuel pont George-V). En 1931, il sera baptisé pont Maréchal-Joffre. Détruit en 1940, il sera remplacé par un nouvel édifice en 1958.

Christelle Bruant, Archives municipales et mtropolitaines d'Orlans

Un pont pour les tramways

A la fin du 19e siècle, il n’existe à Orléans que le pont Royal, dénommé par la suite pont George-V. Celui-ci est encombré par les tramways, les véhicules desservant les marchés au Nord et les troupes militaires se rendant pour leurs manoeuvres au Champ-de-Mars au Sud. Parfois, on compte jusqu’à 500 attelages par heure !

Dès 1880, la municipalité appelle de ses vœux la construction d’un second pont. Elle évoque notamment un problème stratégique en cas de guerre pour le passage rapide de l’armée. En 1893, le département du Loiret valide à son tour l’idée en optant pour la création d’une route départementale. Alors que les ponts suspendus ou en acier sont en vogue, le choix d’un pont en maçonnerie plus en harmonie avec le pont Royal est fait.

Après dix ans de pourparlers, c'est en 1903 que l’Etat approuve le projet. L’idée est désormais de relier la Loire à la gare de chemin de fer installée depuis la fin des années 1880. Ente temps, la construction est devenue urgente puisque le pont doit assurer le passage des nouveaux tramways départementaux en direction de la Sologne. En 1905, après deux ans de travaux, l’édifice de 331 mètres de long est achevé. Il sera finalement ouvert à la circulation deux ans plus tard, en janvier 1907. Après avoir été dénommé par les Orléanais « nouveau pont », « pont de Sologne » « pont neuf » ou encore « pont Nicolas II », il est officiellement baptisé « Maréchal-Joffre » le 13 février 1931 en souvenir du glorieux maréchal dont le nom est associé à l'issue victorieuse de la Première Guerre mondiale, décédé le mois précédent. Sur le plan local, c'est aussi une façon de rappeler que Joffre a vécu deux ans à Orléans.

En 1938, un escalier desservant le duit est aménagé sur le parapet ouest pour les pêcheurs et les enfants se rendant à l’école de natation en Loire installée sur les îles chaque été.


1940 : l’effondrement comme un « château de cartes »

Le 16 juin 1940, en plein exode de la population, les troupes de l'Armée française mine le pont. Du fait la structure de l'édifice, une arche en entraîne une autre. Aussi, le tout s’écroule tel un « château de cartes ». Pendant de nombreuses années, seules les piles couchées en Loire s’offrent au regard des Orléanais. Dès 1947, de nouveaux pourparlers s’engagent mais l’Etat ne voit pas la nécessité de reconstruire l’ouvrage. Finalement, la décision est prise dix ans plus tard parallèlement à celle de déplacement de la nationale 20 du pont George-V vers le pont Maréchal-Joffre. Un nouvel édifice remplace alors l'ancien. Sa raison d'être n'est plus la traversée des tramways de Sologne mais celle des voitures dont le trafic s'est intensifié après guerre.

Emplacement :

Voirie

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