Une oeuvre d'utilité publique

Lors du conseil municipal du 9 août 1915, la municipalité d'Orléans reconnaît le grand dévouement et les bons résultats de Marie Chassot. En effet, elle a déjà réussi à placer 115 mutilés de l’hôpital-dépôt Louis-Rossat chez des commerçants, des industriels et dans l’agriculture. De plus, elle crée un atelier de cordonnerie pour les mutilés qui ne peuvent pas se déplacer facilement.

Le 5 octobre 1915, le conseil municipal décide d’entériner officiellement la création de l’Œuvre orléanaise de rééducation des mutilés de la guerre avec à sa tête un conseil d’administration. Il décide également de mettre à la disposition de Marie Chassot, les locaux de  l’ancienne école de la rue Chappon qui serviront à héberger les mutilés. Les principales ressources de cette école sont alors des subventions accordées par l’Etat, le Département et les communes complétées, par des appels aux dons.

Lors de la première réunion du 23 octobre 1915, le comité de l'Œuvre orléanaise de rééducation des mutilés de guerre, placée sous le haut patronage des ministres de la Guerre et du Commerce, adopte les statuts de l'association. Le siège social est établi à la mairie d’Orléans.

Dans une circulaire du 26 juillet 1916, le préfet du Loiret, Urbain Vitry informe les maires du département de l’existence de l’Œuvre orléanaise de rééducation des mutilés dirigée par Marie Chassot et leur demande de la signaler aux blessés de leur commune.

En décembre 1916, lors de l’assemblée générale de l’Œuvre orléanaise de rééducation des mutilés de guerre, Marie Chassot est désignée présidente et Claire et Germaine Chassot, ses filles, qui se dévouent et s’investissent également dans cette Œuvre, sont nommées trésorière et secrétaire.

Marie Chassot démissionne le 7 juillet 1921 et sera remplacée, d'après Le Journal du Loiret du 10 décembre 1921, par M. Guillot.