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Des Décès par milliers...

Faire-part de décès (AMO, 11S)

Entre autres points communs, les archivistes et généalogistes sont entourés de morts ! Alors que pendant longtemps, parfois, le généalogiste cherche une date et un lieu de décès, l'archiviste, lui est confronté à des documents qui mentionnent des décès qu'on n'irait jamais chercher là. Voici, quelques exemples, dont la consultation en salle de lecture uniquement, est particulièrement émouvante :

Déclarations aux commissaires de police

En 1792, lorsque l'état civil est mis en place, il est prévu que dans toutes les villes de plus de 50 000 habitants, les naissances et les décès soient constatés par le commissaire de police de section ou de quartier. La pratique est effective à Orléans dès 1793. Les proches parents ou les voisins doivent appeler le commissaire dans les trois jours suivants le décès afin que celui-ci constate la mort avant l'inhumation. Les déclarants récupèrent alors le procès-verbal dressé par le commissaire. Ils ont deux jours pour l'apporter en Mairie afin que l'acte de décès soit établi et qu'ils puissent le signer. 

Cette pratique existe jusqu'en 1812. A partir de cette date, les commissaires ne constatent plus tous les décès mais uniquement ceux dont l'origine semble suspecte. 

Les déclarations de naissances et décès aux commissaires de police d'Orléans de la période 1793-1812 sont conservées en sous-série 3E. En règle générale, on y trouve des informations assez similaires à celles consignées dans l'acte de décès officiel avec parfois en plus quelques déclarations de l'hospice ou d'un médecin faites sur papier libre.

Avis de décès des morts de la Première Guerre mondiale

De 1914 à 1920, des avis de décès et des avis d'inhumation sont envoyés au Maire par l'Armée, les hôpitaux ou les camps de prisonniers afin que la Mairie puisse dresser l'acte de décès officiel mais également annoncer la nouvelle aux familles. Ces avis viennent de toute la France, ligne de front ou hôpitaux de l'arrière, du front d'Orient, du Maghreb et d'Allemagne. 

A Orléans, plus de 2 000 avis sont conservés en sous-série 4H. Ces avis ont des formes diverses : télégrammes, lettres manuscrites, formulaires pré-remplis... Ils ont été montés sur onglet et reliés à l'époque sous forme de cahiers, sans doute pour en faciliter la consultation. 

Un dépouillement est en cours de réalisation et sera mis en ligne à terme.

Victimes civiles et militaires de la Seconde Guerre mondiale

La sous-série 4H des Archives d'Orléans permet également de s'intéresser aux victimes civiles et militaires de la Seconde Guerre mondiale. La ville subit d'importants bombardements en juin 1940 et en 1944. Dans les archives sont conservés des états nominatifs, des recherches pour l'identification de corps, des demandes de renseignements qui courrent jusqu'en 1958 ainsi que la liste des attributions et refus de la mention "Mort pour la France".

Ces documents ne concernent pas que des Orléanais. On y trouve des noms de militaires, de civils qui étaient sur le chemin de l'exode ou qui avaient trouvé refuge à Orléans. 

Faire-part de décès

En sous-série 11S, les Archives d'Orléans possèdent une petite collection de faire-part de décès. La pièce la plus ancienne date de 1773 et la plus récente de 1930. Il a été décidé de conserver ces "éphèmères", y compris ceux qui ne concernaient apparemment pas directement Orléans, car ces documents sont très riches dans le cadre de recherches sur les liens de parenté, de sociabilité et d'histoire familiale. 

Les faire-part indiquent les lieux de cérémonies religieuses, des adresses de domicile, des professions, d'éventuelles mentions de distinctions honorifiques ou titres, ainsi que la parenté élargie. 

La conservation de ce type de documents est très aléatoire. A Orléans, hormis aux Archives municipales, on peut en trouver également au Centre Charles Péguy, à la Médiathèque ainsi qu'aux Archives départementales du Loiret.

Noyades et autres morts suspectes ou accidentelles

Les dossiers de signalement et les rapports de police regorgent d'informations généalogiques. Conservés en série J des Archives d'Orléans, ils permettent de retrouver des éléments pouvant remontant parfois à la fin du 18e siècle. 

En particulier, c'est là qu'on peut retrouver des données sur les morts suspectes ou accidentelles. Dans les dossiers de signalement, on trouve parfois des correspondances adressées au Maire où il est question de corps à identifier. Les descriptions, notamment vestimentaires, y sont très précises. S'il est désormais impossible d'identifier le cadavre, les descriptions des tenues et des objets sont des témoignages très intéressants sur le plan sociologique. 

Les rapports de police, organisés de façon chronologique, sont facilement consultables. On y trouve des renseignements sur les personnes noyées en Loire, les accidentents mortels sur la voie publique et dans les usines, sur les meurtres et tentatives de meurtres.

 

Suivant les dates de ces documents et la nature des informations consignées, tout n'est pas encore forcément communicable ou publiable en ligne. N'hésitez pas à vous renseigner pour connaître les modalités de consultation en salle de lecture.

Avis de décès des commissariats de police (AMO, 3E297) Première Guerre mondiale : avis de décès (AMO, 4H53) Guerre de 1939-1945, liste de victimes (AMO, 4H, cote provisoire 4378) Guerre de 1939-1945, liste de victimes (AMO, 4H, cote provisoire 4378) Décès d'un enfant : signalement (AMO, 2J26) Décès d'un enfant : signalement (AMO, 2J26)

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