Accueil > S'orienter dans les fonds > Aide à la recherche > Méthodologie du chercheur débutant

S'orienter dans les fonds

Méthodologie du chercheur débutant

Fichier et inventaire : photographie (2011). Auteur : Archives municipales d’Orléans. Archives municipales d'Orléans.

Toute personne peut être amenée, un jour, à mener une recherche dans un service d'archives. Afin de guider vos recherches, vous trouvez dans ces quelques lignes quelques conseils méthodologiques pour réussir vos séances en salle de lecture.

Etape 1. Définir sa recherche

Avant de débuter sa recherche, il est important d’en préciser les objectifs et d’en définir les limites. Selon les critères choisis, les sources à consulter seront différentes. C’est pourquoi, trois questions doivent être posées :

  • L’angle d’étude

Est-ce une étude sur la population, sur l’aspect social, économique, architectural, urbain, culturel ou autre ?

  • Le périmètre étudié

S'agit-il de la ville entière ? D'un ou plusieurs quartiers ? D'une rue ? D'une famille ? D'un groupe social ? D'un individu ?

  • La période chronologique étudiée

Il peut s’agir d’un siècle (XIXe s.), d’une période définie par des bornes chronologiques (1939-1945), d'une décennie (les années 1950) ou d'une année (1905), voire d'une date très précise (14 juillet 1789).

Etape 2. La recherche bibliographique

Il est essentiel de commencer par lire quelques livres, études ou articles de presse : cela permet de répondre à des interrogations générales, d’avoir quelques repères chronologiques et de savoir ce qui a déjà été écrit ou non sur le sujet.

Ces lectures permettront d’avoir une vue d’ensemble du sujet par rapport au reste de la ville et une connaissance des principaux faits marquants.

Etape 3. Faire un état des sources

Relever les sources existantes consiste à noter les intitulés de dossiers existants sur un sujet. Cette étape permet d’emblée de voir s’il y a matière à travailler sur le thème choisi, voire orienter la recherche sur un autre thème. Les sources seront toujours citées avec la synthèse de la recherche donc autant en avoir une liste. Cette dernière permet aussi d’apprécier l’avancée du travail, de savoir ce qui a déjà consulté et ce qui reste à compulser.

Le manque de sources et les lacunes sont aussi révélatrices d’informations et méritent de s’interroger :

  • Existe-t-il des sources dans un autre lieu (Archives départementales, médiathèque, structures privées, etc.) ?
  • Les sources ont-elles été détruites ? Si oui, quelles données vont manquer et est-il possible de retrouver des informations similaires dans d’autres documents ?
  • Les sources ont-elles existé ? Il se peut qu’un sujet contemporain n’ait pas été un sujet de préoccupation par le passé et donc qu’il n’y ait jamais eu d’affaires ou de suivi (exemple : la lutte contre la pollution). Par extension, existe-t-il un autre moyen de retrouver ces informations ?

Etape 4. Consulter les dossiers, prendre des notes et les organiser régulièrement

  • Rien ne sert de tout noter, il faut aller à l’essentiel et extraire uniquement les informations utiles à la recherche.
  • Faire très régulièrement un bilan des recherches afin de réorienter le travail si nécessaire.

Etape 5. Rédiger une synthèse et la communiquer

Tout travail de recherche a une finalité qui se traduit bien souvent par une synthèse écrite. Elle prend différentes formes, selon qu’elle provienne de milieux professionnels (recherches universitaires, journalistes, architectes, etc.) ou amateurs. Lorsqu’il le juge suffisamment abouti, le chercheur peu donner un exemplaire de sa production au service d’Archives, ce qui permettra aux chercheurs présents et futurs de les consulter et s’en inspirer pour leurs recherches.

Document sur pupitre : photographie (2008). Auteur : Jérôme Grelet.

Espace personnel