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Histoires d'Orléans


Des missions multiples et variées

Les lois du 14 décembre 1789 et du 5 avril 1884 indiquent que la municipalité doit assurer l’ordre, la sûreté, la salubrité et la propreté sur son territoire et pour ses habitants. Il s’agit, pour la police municipale, de tâches multiples, qui évoluent dans le temps et selon les questions de société du moment.

Ainsi, au 19e siècle, la police municipale a des activités méconnues voire oubliées aujourd’hui. Les commissaires de police d’arrondissements constatent, par exemple, chaque naissance et décès au domicile des Orléanais. Cette prérogative disparaît définitivement en 1812 à la faveur de l’unique déclaration en mairie de l’usager concerné accompagné de témoins.

Au quotidien, le travail consiste à établir des comptes rendus journaliers au maire, à viser les passeports, à enregistrer les membres des professions sous surveillance comme les colporteurs, à distribuer les livrets ouvriers et les bulletins de domesticité, à enregistrer les arrivées à Orléans, à garder les objets perdus, à inscrire et surveiller l’état de santé des « filles publiques », à donner les permissions d’occupation de la voirie, à contrôler les maisons de détention et les marchés, à veiller au nettoiement des rues qui est à la charge des habitants. En outre, dans le cadre de la surveillance des spectacles, les commissaires de quartier ont une loge réservée lors des représentations. Ils sont obligés d’y assister en tenue pour être identifiables facilement. Les directeurs de salle doivent, quant à eux, fournir leurs programmes.

La partie la plus visible des activités est la surveillance de la voie publique. La brigade cycliste, créée au début des années 1900, marque ainsi les esprits. Les agents cyclistes sont surnommés les « hirondelles » à cause des pans de leur pèlerine noire qui battent sur leurs côtés lorsqu’ils avancent. Avec le développement de la circulation automobile dans les années 1930, c’est l’image de l’agent muni de son bâton blanc, chargé de la circulation et du stationnement, qui prend le pas dans l’inconscient collectif. Pourtant, comme le montre les rapports, les activités sont nombreuses et dépassent le cadre de l’intervention sur la voie publique. Le policier est en effet aussi celui vers lequel l’habitant se tourne en cas de danger imminent.

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