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Image et représentations : une fonction facilement identifiable

Il semble que très tôt les agents soient revêtus de signes distinctifs. En 1816, un arrêté municipal oblige les appariteurs de police à porter un brassard en soie bleue. Représentant de l’autorité publique locale, le policier doit pouvoir être facilement identifié de ses concitoyens. Le policier en uniforme doit, par sa présence, à la fois dissuader les malfrats et être facilement repérable de l’usager qui aurait besoin de secours. Tout au contraire, le policier qui surveille, doit se montrer discret. En 1906, le projet de création d’une brigade cycliste nocturne stipule que les rondes devront être faites sans « lanternes » ni « grelots » afin de ne pas être vue ni entendue. En 1939, un arrêté crée un insigne métallique distinctif à porter sous le manteau à l’usage des policiers municipaux en civil.

De la fin du 19e siècle aux années 1950, les uniformes sont directement confectionnés par des maîtres-tailleurs orléanais. En 1899, la tenue comprend encore un porte sabre au niveau du ceinturon. Pourtant, la police municipale est dotée depuis 1890 de quinze revolvers, chiffre qui passera à quarante-trois pour soixante-et-un agents en 1912. Au début du 20e siècle, les policiers sont pourvus d’un seul « manteau-capote » en cuir utilisé sept à huit mois de l’année et renouvelé tous les trois ans uniquement. Les pèlerines, sorte de capes munies de capuche, qui servent par temps de pluie ou grand froid, équipent la brigade cycliste. Les pantalons, particulièrement chauds, servent toute l’année et doivent prévenir des rigueurs de l’hiver. Dès 1905, les agents réclament une tenue spécifique à la saison d’été. Ils seront entendus à compter de 1916.

Le bâton blanc et le sifflet sont instaurés dans la Seine par le préfet Louis Lépine en 1897. Ce bâton et ce sifflet, dont il n’a pas été possible de dire à partir de quelle date ils équipent les agents orléanais, deviennent très vite indissociables de l’image du policier. C’est l’objet indispensable pour régler la circulation à une époque où la signalisation tricolore n’existe pas. Plus que le revolver, le bâton est alors associé à l’image de brutalité avérée ou non du policier municipal.

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