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Histoires d'Orléans

Un parc des sports en coeur de ville

Dès 1913, il est envisagé d’établir un parc public municipal sur l’emplacement de l’ancien cimetière Saint-Vincent. Alors que la Première Guerre mondiale éclate, le projet est suspendu. Des jardins ouvriers sont aménagés jusqu’à la fin des hostilités.

Après la guerre, deux projets s’affrontent. Les principales sociétés sportives d’Orléans s’unissent pour demander la création d’un parc municipal des sports. Selon elles, Orléans manque d’un équipement sportif moderne, d’envergure et homologué qui puisse accueillir les compétitions de haut niveau. L’organisation de manifestations sportives nationales permettrait de faire connaître la ville, de faire venir du public et par conséquent, bénéficierait aux commerçants. Le terrain de l’ancien cimetière possède un atout majeur : sa proximité avec la gare. Le parc municipal des sports serait composé d’une piscine de 75 mètres de long, d’une piste cycliste de 500 mètres, d’une piste pédestre de 460 mètres, d’un terrain de gymnastique, d’un terrain de football dimensionné pour accueillir des matchs de rugby, d’un terrain de saut et de tribunes donnant rue Eugène-Vignat à destination des spectateurs. Une société d’exploitation regroupant la municipalité et les principales sociétés sportives d’Orléans serait chargée de la gestion administrative et financière ainsi que de l’organisation des grandes manifestations.

Les habitants du centre-ville voient, pour leur part, l’occasion de créer un vaste parc public municipal à destination principale des enfants. La polémique dure une dizaine d’années. La question est telle qu’elle fait partie des enjeux électoraux de 1919. Elle est fréquemment relayée dans la presse mais aussi raillée par les chansonniers.

Pendant un temps, une solution mixte est envisagée avec la possibilité de créer un parc des sports de 2,5 hectares sur la partie nord du terrain et un parc public d’1,5 hectares sur la partie sud. Le projet est cependant jugé trop onéreux en pleine période de crise financière d’après-guerre. Des installations sportives sont alors aménagées à l’Ile Arrault, à proximité de l’hippodrome. Elles accueilleront en 1929 les 51e Fêtes fédérales nationales de gymnastiques ou encore plus fréquemment les élèves des écoles du centre-ville.

 

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