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Histoires d'Orléans

La défense passive : prévenir et guérir

La défense passive consiste à faire de la prévention auprès des populations et aussi à imaginer les secours aux blessés et aux biens. Ainsi, des brochures à destination des personnes civiles sont éditées. Elles décrivent l’organisation générale de la défense passive, indiquent le comportement à tenir en cas d’alerte et la façon d’utiliser les matériels de prévention mis à disposition tels que les masques à gaz.

Dès les années 1930, la ville achète le matériel et les médicaments nécessaires et prévoit l’aménagement des postes de secours. On imagine qu’il faut avoir « tout sous la main » car on ne sait pas combien de temps peut durer l’alerte et en conséquence combien de temps la population peut être amenée à rester terrer dans les caves et abris. Ces postes sanitaires sont organisés tels des hôpitaux. L’obsession de l’attaque au gaz est constante : le passage par une zone de « décontamination » est obligatoire avant l’installation dans les salles spécialisées comme celle des suffoqués ou des intoxiqués. Pour les bombardés, on installe des zones dédiées à la prise en charge des brûlures.

Afin que la population puisse être informée du danger un signal sonore de début et de fin d’alerte doit être donné. Des sirènes sont réparties à cet effet sur les bâtiments publics de l’ensemble du territoire de la ville. Le service municipal du guet est chargé de lancer l’alerte. Pour cela, il juge seul lors du survol de la ville par un avion s’il s’agit d’un ennemi ou non. Quand l’avion s’éloigne, c’est aussi à lui de juger si l’alerte peut être levée sans savoir si l’avion reviendra ou pas.  Il s’agit finalement là d’un système empirique qui pose beaucoup d’interrogations aux agents notamment sur l’identification et l’intention des avions.

Les brochures et le système d’affichage sont là pour informer les habitants sur la conduite à tenir. Il s’agit non seulement de s’abriter mais aussi, la nuit, de camoufler les cibles en éteignant les lumières, en les obstruant ou  en utilisant un système de « cache » bleu pour éviter les halos.

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1945 : Orléans une ville à reconstruire


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