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Histoires d'Orléans

Les conserveries

La conserve, méthode de préservation des aliments par stérilisation à l'aide de la chaleur, fut inventée en 1795 par le confiseur français Nicolas Appert. D'abord pratiquée avec des contenants en verre, ce procédé fut développé avec l'utilisation du fer-blanc pour la conserve. Ce procédé fondamental fut révélé en 1810.

À Orléans, on utilisait les techniques de conserverie par salaison, de confiserie et de séchage qui étaient pratiquées depuis des siècles. L'appertisation permet le développement de l'industrie de la conserve à Orléans. En effet, la variété des productions agricoles de type légume du val de Loire comme les haricots, les asperges, les flageolets et les petits pois a permis à des conserveries de s'implanter dans la ville comme la maison Vernet en 1865 et Maingourd en 1880. Gravier, une maison plus ancienne, fondée en 1798, existait déjà. La proximité de ces denrées permet aux conserveries de bénéficier de matière première végétale. Cependant, l'agriculture locale ne put satisfaire les fabricants, avec l'augmentation de la production et ils durent aller s'approvisionner dans toute la France. Certains d'entre eux se diversifièrent en fabricant des conserves de poissons et en installant des usines sur la côte atlantique, comme par exemple Loison à Brigneau (commune de Moëlan-sur-Mer, Finistère) ou Maingourd à Lesconil (Finistère).

Au début du XXe siècle à Orléans, quatre conserveries se distinguent des autres : il s'agit de Gravier, Loison, Maingourd, et Vernet. À cette période, on estime que 2 millions de litres d'aliments sont préparés par ces quatre conserveries entre juin et novembre, période de conditionnement des produits. Elles employaient entre 600 et 700 ouvriers. Dans l'entre-deux-guerres, Maingourd avait recours à elle seule à 400 ouvriers.

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