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Histoires d'Orléans

L'ouverture du jardin à la population

Dans le rapport du 2 avril 1912, il est aussi question de rendre le jardin public. Celui-ci, auparavant réservé aux évêques et à leurs proches, nécessite peu d’aménagements puisqu’il est déjà planté de nombreux arbres. Il faut surtout y réaliser une entrée plus large. En effet, le jardin est ceint de mur. Seule une petite porte dite « de l’Évêque » permet d’y pénétrer. La municipalité décide de détruire des bâtiments et d’ouvrir ainsi la rue qui deviendra la rue Robert-de-Courtenay. Une grille en fer de style Louis XIV, achetée par la Ville à l’ancienne Caisse d’épargne de la rue d’Escures, est posée. Celle-ci est toujours en place actuellement.

La Première Guerre mondiale entraîne néanmoins le report de l’ouverture. Le jardin est investi par le service sanitaire de santé américain qui y érige des baraquements en bois et une école de rééducation des mutilés. Dès 1921, la Ville souhaite le départ de ces installations qui engendrent un fort risque d’incendie pour la bibliothèque municipale. L’année suivante les services américains partent pour la caserne de l’Étape (Duportail) qui est désaffectée. Alors, la Ville d’Orléans reprend son idée de jardin à la française imaginé avant 1914 et destiné à aérer un quartier jugé « populeux » par les contemporains. L’ouverture est annoncée pour 1923. En effet, des travaux importants sont désormais nécessaires. De nombreux résidus comme du mâchefer, déchet solide très polluant issu de la combustion du charbon et du coke, laissés par l’armée américaine, doivent être enlevés.

En 1942, le jardin est classé monument historique au même titre que le corps central de l’ancien évêché. A l’abri de la cathédrale Sainte-Croix, le jardin ne demande qu’à être découvert ou redécouvert. A l’angle nord-est, le visiteur y trouvera des vestiges de l’ancienne muraille gallo-romaine. Le cinéphile averti se rappellera que ce jardin a servi de décor au cinéaste orléanais Alain Corneau qui y  tourna Police Python 357 au milieu des années 1970. Pour le mélomane, le jardin évoquera plutôt le mois de juin et les concerts qui s’y sont déroulés de 2004 à 2011 dans le cadre d’Orléans Jazz.

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