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Histoires d'Orléans

Chocolateries, confiseries et distilleries

L'acheminement de cacao et de sucre de canne par la Loire, puis par voie ferrée, a permis l'implantation à Orléans de chocolateries et de confiseries.

L’histoire de la fabrication des chocolats et confiseries d’Orléans s’illustre par la célèbre maison Saintoin Frères. Avant de devenir une dynastie de chocolatiers, les Saintoin étaient vinaigriers ! Un lien logique existe entre les deux activités : en effet, le vinaigre était parfois utilisé comme ingrédient empêchant le jaunissement du sucre ainsi que dans la confection de bonbons. C’est en 1760 que Jean Saintoin fonde une confiserie rue de Bourgogne, puis en 1765, une autre rue Royale. De la même manière que pour la canne à sucre, le cacao n’est plus acheminé en raison du blocus exercé au début du XIXe siècle par les Anglais contre la France de Napoléon. Passée la crise internationale, l’industrialisation permet au cacao d’être produit en grande quantité. On passe en effet de 30 tonnes produites en 1780 à 1500 tonnes en 1836. Dès le premier tiers du XIXe siècle, la renommée de Santoin est faite. Louis François Saintoin fait établir en 1833 une usine aux numéros 124, 126 et 128 de la rue de Bourgogne pourvue de machines pour la fabrique du chocolat. Dès 1840, une chaudière est installée dans l’usine : la machine à vapeur permet de réduire le coût de production, cela se répercute ainsi sur les prix. Cette mécanisation n’a de cesse de se perfectionner au gré des progrès techniques.

Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, Saintoin est consacré par de nombreuses distinctions aux expositions universelles, comme à celles de Paris en 1878 et 1889 et de Moscou en 1891. Auparavant sous la forme de breuvage puis de pâte, le cacao se présente désormais sous forme de tablette. En 1861, l’usine est reconstruite. À cette époque, Saintoin produit également des liqueurs et des alcools, la production et le commerce de ce type de produit était souvent aussi étroitement lié à la confection des confiseries (bonbons, dragées, fruits confits) et du chocolat. Ces liqueurs ont aussi fait le prestige de la maison Saintoin Frères. Elle a en effet récolté, pour son curaçao, quelques prix, comme en 1883 aux Pays-Bas.

Au début du XXe siècle, l’entreprise rachète plusieurs établissements orléanais comme la Maison Auvray ou la Maison Henri Fillot. Mais, petit à petit, les Saintoin vont quitter le paysage industriel et commercial de la ville. L’activité de ces derniers est perpétuée par les Borne-Mercier. En effet, Albert Saintoin vend l’établissement à Amédée Borne, adjoint au maire d’Orléans, en 1901, et le nom de Saintoin fut conservé, en raison de son prestige passé.

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