Animaux de ville
Série 3 : Animaux de ville
La ville n’est pas le lieu où la présence des animaux nous semble la plus évidente, et pourtant, les animaux ont bien une place dans la cité. Ils sont au côté des habitants comme animaux domestiques ; ils participent également à la vie de la commune : ils sont employés à travailler, à nous nourrir, à nous divertir. Au fil des siècles et des époques, cette relation humain-animal ne cessera d’évoluer. Le développement de l’industrie et des machines au 19e siècle marquera notamment un véritable tournant dans cette relation.
Nos dossiers d’archives conservent de nombreux témoignages de cette présence animalière à Orléans et de l’évolution de leur rôle au côté des habitants. Il est question, entre autres, de chevaux, de vaches, de chiens, de cochons dans les délibérations, les dossiers administratifs et ce, concernant de nombreux sujets : ramassage des ordures ménagères, transport, abattoir, salon animalier... Il en sera question également dans des courriers adressés à l’administration par la population faisant apparaitre une sensibilité à la condition animale naissante dès la fin du 19e siècle.
Cette nouvelle série de photographies propose quelques exemples de cette présence des animaux à Orléans. On y voit des chèvres brouteuses le long de la Loire, un cheval transporteur durant la guerre, la garde montée des policiers... Elle montre également des vues disparues aujourd’hui : un petit air de campagne au cœur de la ville avec la présence de vaches sur les mails lors des marchés ou en prairie à Saran. C’est aussi le passage exceptionnel à Orléans en 1902 du cirque Barnum laissant le souvenir d’éléphants, de chameaux et autres animaux venus d’ailleurs sur le terrain des Groues. Petit clin d’œil enfin à ce cygne blanc devenu rose sur le lac du Campus universitaire de La Source, signature colorimétrique photographique de toute une époque.
Prochaine série photographique à découvrir le mois prochain : Moments officiels
Retour sur les autres séries :